2 min de lecture Justice

Jacqueline Sauvage renonce à se pourvoir en cassation

Partiellement graciée par François Hollande, Jacqueline Sauvage a vu sa demande de libération de nouveau rejetée en appel.

Procès de Jacqueline Sauvage aux Assises du Loiret
Procès de Jacqueline Sauvage aux Assises du Loiret
Ambre Deharo
Ambre Deharo
et AFP

Jacqueline Sauvage est fatiguée de se battre. Condamnée à dix ans de prison pour le meurtre de son mari violent, elle a renoncé le 25 novembre a se pourvoir en cassation après le rejet, jeudi, de sa demande de libération conditionnelle par la cour d'appel de Paris. Selon les mots de ses avocates, Maîtres Nathalie Tomasini et Janine Bonaggiunta, la Française se sent trop "épuisée par ce parcours judiciaire" et arrête là son combat. 

Symbole des victimes de violences conjugales, Jacqueline Sauvage avait été partiellement graciée par François Hollande en janvier 2016. En renonçant à se pourvoir en cassation, elle restera donc en prison. Le rejet de sa demande par la cour d'appel de Paris, jeudi, est tombé comme un choc pour la femme de 68 ans. En août dernier, le tribunal d'application des peines de Melun, en Seine-et-Marne, avait refusé, déjà, de la libérer, et ce malgré la position du parquet, soutenant sa demande. Jacqueline Sauvage était confiante pour sa seconde demande. Le 27 octobre dernier, lors d'une audience à huis clos, l'avocat général ne s'était pas opposé à sa requête et estimait "réunis" les critères d'une libération. Ne manquait que l'obtention de l'avis du procureur quant au lieu d'hébergement choisi par Jacqueline Sauvage et l'évaluation de la faisabilité d'un placement sous bracelet électronique. Mais dans son arrêt, la cour d'appel de Paris a estimé que la sexagénaire continuait "à se poser en victime" et qu'elle peinait "encore à ce jour à accéder à un réel et authentique sentiment de culpabilité". 

Médiatisation et soutien populaire

Condamnée en première instance en octobre 2014 et en appel en décembre 2015, Jacqueline Sauvage a toujours bénéficié du soutien inconditionnel de ses trois filles, témoins à charge contre leur père lors du procès. Ses avocates ont demandé à plusieurs reprises que soit élargi le champ de la légitime défense lorsqu' appliquée à des situations de violences conjugales. Outre ses filles, la Française bénéficie d'un large soutien dans l'opinion publique, des personnalités politiques telles que Valérie Pécresse aux associations féministes (Femen, Osez le féminisme) en passant par des personnalités du monde de la culture telles les actrices Sophie Marceau, Anny Duperey et Eva Darlan.

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