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"Il a nié depuis le début" : Karine Viseur, victime présumée de Patrick Bruel, dénonce le "modus operandi" du chanteur après ses déclarations en garde à vue

Karine Viseur, qui accuse Patrick Bruel d'une tentative de viol en 2010 en Belgique, réagit au micro de RTL aux déclarations du chanteur en garde à vue. Elle évoque aussi l'impact de sa plainte au quotidien et explique pourquoi elle a choisi de parler publiquement.

Karine Viseur, ancienne attachée de presse belge qui accuse Patrick Bruel de tentative de viol à Bruxelles en 2010, pose avant une interview près de Nivelles (Belgique) le 4 septembre 2026.

Crédit : JOHN THYS / AFP

Plana Radenovic & Jérémy Descours

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Karine Viseur, ex-attachée de presse belge, accuse Patrick Bruel d'une tentative de viol en 2010 à Bruxelles. Son dossier fait partie des quatre affaires pour lesquelles le chanteur a été mis en examen en juin. Au micro de RTL, ce vendredi 4 septembre, Karine Viseur a réagi aux déclarations attribuées à Patrick Bruel lors de sa garde à vue, publié mercredi 3 septembre dans Paris Match, dans lesquelles il dit ne pas se souvenir d'elle ni de cette journée.

"Je pense que de toute façon, il a nié depuis le début. Donc toutes ses agressions ont été niées, que ce soit les miennes, celles de Flavie [Flament, NDLR] ou des autres plaignantes. Donc c'est un modus operandi qu'il préserve apparemment. Il dit n'avoir rien fait ou alors avoir oublié", explique la plaignante.  


Elle décrit aussi les conséquences concrètes de la procédure sur son quotidien. "Quel est l'impact sur moi ? Déjà le fait d'avoir porté plainte, il faut savoir que la vie est impactée au quotidien parce que tout vous ramène en permanence, que ce soit la presse, que ce soit vos avocats, tout est suivi et donc moi étant en Belgique la seule plaignante, en général on revient vers moi pour que je puisse ponctuer, donner mon avis sur sur les éléments, les nouveaux éléments". 

"Je pense que le fait de parler, c'est libérateur"

Karine Viseur explique aussi pourquoi elle a choisi de parler publiquement. "Je pense que le fait de parler, d'une part, c'est libérateur. C'est salvateur dans le sens où ça nous guérit aussi en tant que victime. Et puis c'est important de prouver également aux femmes que maintenant on est entendues. qu'on croit en nous et que c'est réalisable. S'attaquer à une personnalité telle que Patrick Bruel, on peut nous croire et on peut agir". 

L'ex-attachée de presse belge dit aussi ne pas vouloir se projeter sur l'échéance judiciaire, tout en assurant que le dossier avance. "Je ne veux pas me projeter. On avance bien dans l'élaboration et la construction de notre dossier. On n'est pas pressé parce que ça prend du temps de réunir tous les éléments, les témoignages, de regrouper également les souvenirs, de les annoter. Donc tout ça se fait et ça ne peut pas se faire dans l'empressement". 

Auprès de l'AFP, Karine Viseur a également estimé que le renoncement de Patrick Bruel à sa tournée était "une obligation", jugeant que "de potentielles victimes auraient pu s'ajouter à la trop longue liste qui existe maintenant". Dans un message publié le 1er septembre, le chanteur de 67 ans a annoncé l'annulation de sa tournée d'automne, invoquant un souci d"apaisement", tout en affirmant qu'il continuerait à se défendre devant la justice.

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