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Haute-Savoie : ce qu'il faut savoir sur la fugue de Louisa et Israé, les deux mineures soupçonnées de radicalisation

REPLAY / ÉCLAIRAGE - En Haute-Savoie, les deux adolescentes qui avaient fugué vendredi 4 mars, sont finalement rentrées chez elles. La piste d'un départ pour le jihad n'est pas privilégiée.

Un commissariat de police (illustration)
Un commissariat de police (illustration)
Crédit : KENZO TRIBOUILLARD / AFP
Haute-Savoie : ce qu'il faut retenir de la fugue de Louisa et Israé
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Frédéric Perruche & Marie de Fournas

Après le soulagement, les interrogations. Dimanche 6 mars, les deux adolescentes de 15 et 16 ans qui avaient fuguées, sont toutes les deux rentrées chez elles. Louisa a regagné le domicile familial dimanche après-midi avant que son amie, Israé, ne l'imite à son tour regagnant le domicile de ses parents en Haute-Savoie dans la soirée. La fin d'un week-end d'angoisse pour leurs parents.

Pourtant, les questions demeurent nombreuses autour de ces deux adolescentes radicalisées, soupçonnées dans un premier temps, d'avoir fugué pour partir faire le jihad. Les deux jeunes filles ont passé deux jours dans la région, probablement du côté de Chambéry, mais le lieu exacte reste un mystère. Il reste aussi beaucoup de questions sur ce qu'elles ont fait durant ce long weekend. C'est ce que veulent savoir les enquêteurs qui entendront Israé ce lundi 7 mars. À ce stade, un départ pour le jihad n'est pas privilégié.

Les jeunes filles sont-elles radicalisées ?

L'enjeu principal repose dans la radicalisation des deux adolescentes originaires de Haute-Savoie. Le profil des deux fugueuses pourraient aussi varier alors que la mère d'Israé, Nadia, avait témoigné sur RTL. "On l'a embobinée c'est sûr (...) Elle avait des propos pas corrects, pas cohérents par rapport à la religion, la mécréance. On n'est pas une famille dans la religion, ni rien de tout ça. On est peut-être d'origine musulmane mais laïc", a-t-elle confié.

De quoi alimenter la thèse d'une simple fugue pour les gendarmes malgré un profil psychologique très perturbé. La jeune fille sortait à peine de l’hôpital psychiatrique et voulait mourir. Israé avait voulu partir pour la Syrie il y a deux ans, mais sa mère l'avait rattrapée in extremis sur le quai de la gare.

Attirées par le mythe de "Daeshland" ?

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Pas sûr que le projet était plus abouti aujourd'hui. Surtout que le profil de Louisa, ne cadre pas avec une telle expédition. Cette dernière, fragile elle aussi, ne connaissait rien à la religion. Elle aimait la danse, la vie, la musique, selon sa famille. Pas vraiment le profil d'une jihadiste en puissance. Elle était d'ailleurs rentrée chez elle la première après avoir entendu l'appel poignant de sa mère, dimanche dans les médias.
Fragiles psychologiquement, hyperconnectées, ces adolescentes sont la cible idéale des "rabatteurs francophones qui individualisent l'offre pour toucher des jeunes différents", explique Dounia Bouzar, du CPDSI. Aux filles, ils font miroiter "un mariage avec un héros qui se sacrifie pour sauver les enfants gazés par Bachar al-Assad". Le mythe de "Daeshland", "ça marche très fort pour des filles hypersensibles", "trahies par des copines" et en quête de "vraies amitiés", analyse-t-elle.

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