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Fusillade à Saint-Ouen : "J'envisage de partir", assure une habitante

REPLAY - Pour sa sécurité, Antoinette, 80 ans, pourrait quitter Saint-Ouen, assure-t-elle après une fusillade qui a fait trois blessés jeudi 30 avril.

Une fusillade à Saint-Ouen survenue jeudi 30 avril a fait trois blessés dont deux graves
Une fusillade à Saint-Ouen survenue jeudi 30 avril a fait trois blessés dont deux graves
Crédit : LIONEL BONAVENTURE / AFP
Fusillade à Saint-Ouen : "J'envisage de partir", assure une habitante
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Nicolas Burnens & Cécile De Sèze

Les habitants de Saint-Ouen en ont marre. Une fusillade a éclaté dans la ville de Seine-Saint-Denis en banlieue parisienne jeudi, faisant trois blessés dont deux graves. La cité est connue pour abriter des trafics de drogue, et les habitants doivent composer avec les dealers. 

C'est ainsi que Malika s'est habituée à la présence des trafiquants dans sa cité. Toute la journée, cette mère de famille les entend jusque dans son appartement. "Des gens qui se mettent à hurler parce qu'ils doivent veiller pour les passages de police et se prévenir les uns les autres", raconte-t-elle. Malika résume la situation de manière tranchée : "Grosso modo, c'est soit vous vous y pliez et vous n'avez pas de problème, soit vous commencez à vous mêler de ce qui ne vous regarde pas et c'est pas bon."

Sain-Ouen, plaque tournante du trafic de drogue

Ce trafic à ciel ouvert a lieu 4 étages plus bas, dans cette petite cour, théâtre d'un nouveau règlement de compte. Une balle a traversé une fenêtre pour se loger dans le mur d'un appartement, dans l'immeuble où vit Antoinette, une retraitée de 80 ans qui juge la situation "très très grave. Pour celui qui rentre tranquillement chez lui et qui risque une balle dans la tête". "J'envisage de partir parce qu'il me faut ma sécurité en vieillissant", prévient-elle.

Les gens en ont vraiment marre. Non seulement leur vie est dure, mais en plus ils sont confrontés à ça

Frédéric Durand, conseiller municipal Front de gauche de Saint-Ouen

En quelques années, Saint-Ouen est devenue la plaque tournante du trafic de drogue en région parisienne.  
Pour Frédéric Durand, conseiller municipal d'opposition, cette situation ne peut plus durer. Il réclame "plus de moyens de police" dans la ville, mais surtout "une police de proximité qui nous avait été promise par Manuel Valls". "Les gens en ont vraiment marre. Non seulement leur vie est dure, mais en plus ils sont confrontés à ça", insiste-t-il. En attendant, Malika et plusieurs autres habitants, avouent vivre les volets fermés, par mesure de sécurité.

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