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Francis Heaulme : son état de santé jugé compatible avec un procès

L'avocate de Francis Heaulme avait affirmé que son client était au plus mal, après deux infarctus et qu'il souffrait également de pathologies graves.

Francis Heaulme, le 3 octobre 2006
Francis Heaulme, le 3 octobre 2006
Crédit : JEAN-CHRISTOPHE VERHAEGEN / AFP
Eléanor Douet & AFP

L'état de santé de Francis Heaulme, mis en examen pour le meurtre de deux enfants à Montigny-lès-Metz (Moselle) en 1986, est compatible avec une comparution devant les assises, selon une récente expertise médicale, a-t-on appris jeudi 15 décembre auprès de l'avocat d'une des familles. Le médecin qui l'a examiné au centre pénitentiaire d'Ensisheim (Haut-Rhin), où il purge plusieurs peines de prison pour meurtres, estime que l'état de santé de Francis Heaulme n'altère ni son attention, ni sa compréhension, et permet donc qu'il assiste à un procès d'assises, a déclaré Me Thierry Moser, avocat du père d'Alexandre Beckrich.

La demande d'expertise médicale dans ce dossier avait été déposée début décembre par Me Moser, qui s'est dit jeudi "pleinement satisfait d'avoir demandé, et obtenu, l'expertise médicale". Cette demande faisait suite à des déclarations de l'avocate de Francis Heaulme, Me Liliane Glock, selon lesquelles son client serait au plus mal, après deux infarctus. "Il souffre aussi de pathologies graves", avait expliqué Me Glock.

Un procès attendu par les familles

Plus de 30 ans après les meurtres de Cyril Beining et Alexandre Beckrich, le 28 septembre 1986 sur un talus SNCF de Montigny-lès-Metz, et 14 ans après l'acquittement de Patrick Dils, condamné à perpétuité en 1989 avant d'être blanchi, les familles espèrent que le procès de Francis Heaulme aura enfin lieu. Sa présence à proximité du lieu du crime le jour du meurtre avait été un élément clef de l'acquittement de Patrick Dils, et un premier "procès Heaulme" s'était ouvert en 2014.

Mais il avait été ajourné dès le deuxième jour après des témoignages de dernière minute incriminant un ex-manutentionnaire, Henri Leclaire. En juillet dernier, après de nouvelles investigations, la chambre de l'instruction de Metz a décidé de ne pas renvoyer Henri Leclaire devant les assises. Une des parties civiles a fait appel de cette décision. Le dossier est depuis entre les mains de la Cour de cassation, qui doit rendre sa décision le 10 janvier.

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