1 min de lecture Fin de vie

Fin de vie : "Si je suis coupable, je ne mérite pas le sursis", déclare Jean Mercier

REPLAY / RÉACTION La justice a condamné à un an de prison avec sursis Jean Mercier, 87 ans, qui avait aidé sa femme malade à mourir en 2011.

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Fin de vie : "Je continuerai de me battre, ça sera mon dernier combat", déclare Jean Mercier Crédit Image : AFP / PHILIPPE DESMAZES | Crédit Média : Arnaud Grange | Durée : | Date : La page de l'émission
Arnaud Grange et Claire Gaveau

Le tribunal correctionnel de Saint-Étienne a condamné, mardi 27 octobre, Jean Mercier à un an de prison avec sursis pour non-assistance à personne en danger. Cet octogénaire avait aidé sa femme, malade et dépressive, à mourir en 2011. Si son avocat a dénoncé une "décision aberrante", Jean Mercier a exprimé son indifférence. "Ca ne m'émeut pas le moins du monde, je m'attendais à cela", déclare-t-il au micro de RTL après avoir fait appel de cette décision. 

Pour l'homme de 87 ans, qui a décapsulé une quantité mortelle de médicaments avant d'apporter un verre d'eau à sa femme, l'importance repose dorénavant sur l'évolution de la loi. "Il n'y a qu'une chose qui compte pour moi c'est qu'un jour, la loi aille dans le bon sens. Je continuerai à me battre, ça sera mon dernier combat", lance-t-il réfutant l'idée d'un sursis en cas de non-assistance à personne en danger. "C'est tout l'un ou tout l'autre. Soit je suis coupable et je ne mérite pas le sursis, soit je ne suis pas coupable et c'est la relaxe", réclame-t-il critiquant la position actuelle de l'État.

Le droit de choisir sa fin de vie comme on choisit d'avoir un enfant ou de ne pas en avoir

Jean Mercier, 87 ans
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Une nouvelle loi apparaît indispensable aux yeux de l'octogénaire. "Ils sont assis entre deux chaises. La loi est comme elle est et tant qu'on n'aura pas une loi qui éclaircira les choses, ça sera toujours mi-figue, mi-raisin". La solution ? Une médiatisation qui pourrait "faire avancer les choses pour choisir sa fin de vie", explique Jean Mercier qui réclame donc "le droit de choisir sa fin de vie comme on choisit d'avoir un enfant ou de ne pas en avoir". Et pour lui, cela se fera "inévitablement" lorsque les politiques "s'attaqueront avec véhémence au problème". 

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