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Fillette retrouvée morte à Blois : une intoxication médicamenteuse envisagée après l'autopsie, la piste de l'infanticide toujours privilégiée

Une fillette de 5 ans a été retrouvée morte au domicile de son père lundi 21 septembre, suspecté de l'avoir tuée avant de tenter de se donner la mort. La cause de son décès semble être liée à une intoxication médicamenteuse.

La maison où une fillette de 5 ans a été retrouvée morte à Blois, le 21 septembre 2026.

Crédit : Alain JOCARD / AFP

Juliette Vignaud

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Les circonstances de la mort de la fillette à Blois se précisent. Selon un communiqué du procureur de la République, la cause de son décès semble être liée à une intoxication médicamenteuse. "L'autopsie de l’enfant a confirmé qu'elle ne présentait pas de lésions traumatiques sur le corps ; la cause du décès, à confirmer par les analyses toxicologiques diligentées par le parquet, apparait être liée à une intoxication médicamenteuse. En l'état, l'hypothèse la plus vraisemblable demeure celle d’un infanticide suivi d'une tentative de suicide", est-il indiqué. La piste d'un infanticide suivi d'une tentative de suicide est toujours privilégiée.

Le corps de l'enfant a été retrouvé sans vie au domicile de son père dans le quartier Saint-Georges de Blois (Loir-et-Cher) lundi en fin de journée. L'homme, âgé de 42 ans, a lui été retrouvé grièvement blessé. Le parquet avait alors annoncé que "l'hypothèse la plus vraisemblable" était celle d'un infanticide suivi d'une tentative de suicide. 

Le père de famille n'a toujours pas été entendu par les enquêteurs. Le procureur indique que son placement en garde à vue sera effectif dès lors que son état le permettra. "Une garde statique devant sa chambre d'hôpital" est d'ailleurs en cours.

Conflit parental aigu

Les parents, séparés depuis 2024, entretenaient "des rapports difficiles", toujours selon le procureur. En raison de ce "conflit familial aigu", une mesure d'assistance éducative en milieu ouvert (AEMO) avait été décidée par un juge des enfants. Une telle mesure est ordonnée lorsque la santé, la sécurité ou l'éducation d'un mineur sont mises en danger. Elle permet d'accompagner la famille sans retirer l'enfant de son domicile. 

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Cette procédure "n'a donné lieu à aucun incident particulier ou signalement inquiétant au juge des enfants, notamment sur des suspicions de violences à l'égard de la jeune fille", indique le communiqué. Sur ce dernier point, aucune plainte n’a d’ailleurs été déposée par un parent à l'encontre de l’autre.

Le père a été condamné en 2025 à six mois d'emprisonnement avec sursis pour des appels téléphoniques malveillants à l'encontre de son ex-conjointe, mère de l'enfant décédée, d'après la même source. 

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