2 min de lecture Justice

Est-ce la fin des spectacles de dauphins et d'orques ?

Le Conseil d'Etat a validé mardi 1er août l'arrêté ministériel mis en place par l'ex-ministre de l'Environnement Ségolène Royal qui vise à interdire la reproduction des cétacés dans les parcs aquatiques.

>
Est-ce la fin des spectacles de dauphins et d'orques ? Crédit Image : AFP / GETTY / JUSTIN SULLIVAN | Crédit Média : RTLnet | Date :
Marie Zafimehy
Marie Zafimehy

Christine Grandjean est satisfaite : le Conseil d'Etat a validé l'interdiction de reproduction des cétacés dans les parcs aquatiques. "Nous sommes contents", répète la présidente de l'association C'est Assez ! qui se bat pour la fermeture des delphinariums en France et en Europe. Ces parcs d'attractions aux spectacles de cétacés sont régulièrement accusés de maltraitance vis-à-vis des animaux qu'ils gardent en captivité. La décision du Conseil d'Etat est donc un "premier pas" vers la fin des spectacles l'objectif de l'association.

Interrogée par RTL, Christine Grandjean nuance cependant : "Cela ne veut pas dire que les spectacles de cétacés seront bientôt terminés ou interdits car les parcs aquatiques vont probablement faire appel de la décision". La décision du Conseil d'Etat intervient à la suite d'une saisine en référé du Parc Astérix, du parc Planète sauvage de Port-Saint-Père et du Marineland d'Antibes, particulièrement visé par l'association C'est Assez !

L'interdiction du chlore suspendue

L'arrêté ministériel décidé en mai 2017 par Ségolène Royal - elle était alors ministre de l'Environnement - n'a cependant pas été totalement validé par le Conseil d'Etat. La deuxième disposition qui prévoyait l'interdiction de l'utilisation du chlore dans les piscines réservées aux cétacés a elle été suspendue. La juridiction suprême a jugé que le délai de six mois alloué aux delphinariums pour cesser cette pratique était trop court. "Compte tenu des discussions auxquelles nous avons assisté au sujet du délai, nous nous doutions que l'arrêté serait suspendu sur cette partie du texte", assure Christine Grandjean.

Mais la présidente de C'est Assez ! maintient que l'utilisation du chlore est nuisible aux cétacés en captivité. "Chez les maître nageurs le chlore provoque des maladies professionnelles, c'est la même chose chez les animaux. Il peut causer des lésions de la peau ou des brûlures aux poumons..." déplore-t-elle. 

À lire aussi
Le tribunal correctionnel de Bourgoin-Jallieu a condamné le coupable d'inceste à 4 ans de prison. justice
Isère : condamné à quatre ans de prison pour des viols sur ses trois filles

Le Conseil d'Etat a cependant validé l'article ordonnant aux parcs "d’effectuer des travaux lourds d’amélioration des conditions de vie des cétacés en captivité".

Une nouvelle décision attendue en septembre

Les parcs français pourraient donc prendre le même chemin que SeaWorld : le parc américain a décidé l'année dernière de ne plus retenir d'orques en captivité. Car pour le moment le Conseil d'Etat n'a été saisi qu'au sujet du temps accordé aux delphinariums pour obéir à ces dispositions, ces derniers jugeant les délais de respect des consignes beaucoup trop courts. L'instance se prononcera sur le fond du dossier et la légalité de l'arrêté en septembre.

D'ici-là, les delphinariums pourront donc continuer à recourir au chlore pour désinfecter les piscines, mais seront contraints d'administrer des contraceptifs aux femelles. "Ils savent déjà le faire, le Marineland par exemple le fait déjà", commente Christine Grandjean. La plupart du temps, les substances contraceptives sont introduites dans le poisson mort donné aux cétacés lors des repas. Autrement, il est possible d'isoler les femelles lors de leur période de fécondation.

C'est Assez ! se prépare à la fronde des delphinariums : Christine Grandjean annonce que l'association a déjà prévu de prendre un avocat. 

Lire la suite
Justice Environnement Animaux
Restez informé
Commentaires

Afin d'assurer la sécurité et la qualité de ce site, nous vous demandons de vous identifier pour laisser vos commentaires. Cette inscription sera valable sur le site RTL.fr.

Connectez-vous Inscrivez-vous

500 caractères restants

fermer
Signaler un abus
Signaler le commentaire suivant comme abusif
500 caractères restants