1. Accueil
  2. Actu
  3. Justice et faits divers
  4. Essonne : prison ferme pour des viols en réunion
2 min de lecture

Essonne : prison ferme pour des viols en réunion

Les victimes, âgées de 15 à 16 ans au moment des faits, avaient été violées dans les locaux à poubelles d'immeubles de la cité des Tarterêts.

Une statue de la déesse de la justice équilibrant les échelles (illustration)
Une statue de la déesse de la justice équilibrant les échelles (illustration)
Crédit : DAMIEN MEYER / AFP
Emeline Le Naour & AFP

Trois jeunes des Tarterêts, un quartier sensible de Corbeil-Essonnes, ont été condamnés lundi 9 janvier à de la prison ferme par la cour d'assises de l'Essonne, pour des viols en réunion commis lorsqu'ils étaient encore adolescents en 2014, tandis qu'un accusé a été acquitté. Deux des quatre accusés, qui comparaissaient détenus, ont écopé de sept ans de prison ferme, assortis d'un suivi socio-judiciaire de cinq ans. 

Les deux autres accusés comparaissaient libres et ont eu des sorts très différents: l'un a été condamné à quatre ans de prison, dont trois avec sursis et mise à l'épreuve, l'autre a été acquitté. Une sentence globalement plus clémente que celle requise par l'avocat général. Il réclamait neuf et cinq ans de prison ferme pour les deux violeurs qui comparaissaient détenus, assortis d'un suivi socio-judiciaire de 10 ans pour chacun. Ainsi que cinq ans d'emprisonnement, dont une partie avec sursis et mise à l'épreuve pour les deux autres accusés. 

Des viols commis dans les locaux à poubelles

Le procès des quatre jeunes, dont trois avaient moins de 18 ans au moment des faits, s'est déroulé à huis clos. Ils sont arrivés au tribunal la mine impassible. Leurs trois jeunes victimes ont elles été très éprouvées par ces journées d'audience: l'une d'elles est sortie en cours de procès, au bord du malaise, soutenue par son avocate pour marcher.

Les adolescentes, âgées de 15 à 16 ans au moment des faits, avaient été violées dans les locaux à poubelles d'immeubles de la cité des Tarterêts par leurs agresseurs, membres de bandes locales. La vidéo de l'un des viols a été retrouvée par les enquêteurs sur le téléphone portable d'un complice. L'enquête a démontré que ce groupe se vantait d'obtenir des faveurs sexuelles, consenties ou imposées, auprès de jeunes filles dont ils n'hésitaient pas à inscrire les noms sur les murs du lycée qui jouxte la cité. Trois autres membres de ces bandes, âgés de moins de 16 ans au moment des faits, doivent être jugés ultérieurement par le tribunal pour enfants. 

La rédaction vous recommande
À écouter aussi

Commentaires

Afin d'assurer la sécurité et la qualité de ce site, nous vous demandons de vous identifier pour laisser vos commentaires.
Cette inscription sera valable sur le site RTL.fr.

Signaler un commentaire

En Direct
/