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Enseignante menacée de mort : sur RTL, la sœur de Samuel Paty salue la condamnation à 6 mois ferme du parent d'élève, "une décision à la hauteur des faits"

Un homme a été condamné à six mois de prison ferme pour avoir menacé de "couper la tête" d'une professeure des écoles, une décision saluée par la sœur de Samuel Paty sur RTL.

Mickaëlle Paty sur le tapis rouge de Cannes pour la projection de "L'Abandon" mercredi 13 mai 2026.

Crédit : Antonin THUILLIER / AFP

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Un père de famille a été condamné à six mois de prison ferme pour avoir menacé une institutrice au Fauga, près de Toulouse. Il avait notamment menacé de "couper la tête" à une professeure des écoles. Au micro de RTL ce vendredi 11 septembre, Mickaëlle Paty, la sœur de Samuel Paty, "salue" une condamnation "à la hauteur des faits", "d'autant que les juges ont dépassé le réquisitoire qui avait seulement demandé six mois sous bracelet". 

"C'est un soulagement mais je dirais que ce travail a été très long pour réussir à obtenir une forme de protection que les enseignants demandent depuis longtemps. Samuel, cela va bientôt faire six ans qu'il est décédé. Suite à l'attentat de mon frère, on sait que la décapitation d'un enseignant est possible. Je n'ai pas vu une réelle prise de conscience", ajoute-t-elle.

"J'ai bien peur qu'on ait encore une année où les enseignants vont être menacés. Ce qu'il ne faut pas oublier c'est le traumatisme que cela crée. Ils arrivent toujours la boule au ventre en se disant c'est peut-être moi le prochain", termine l'une des sœurs de Samuel Paty.

"Je me suis peut-être un peu énervé"

Le père de famille a comparu devant la justice jeudi. Quelques jours plus tôt, le 4 septembre, il avait été convoqué par la direction de l'établissement fréquenté par son enfant. C'est à l'issue de cet entretien qu'il a proféré de violentes menaces contre une professeure des écoles, menaçant notamment de lui "couper la tête". 

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À l'audience, le juge a souligné la portée de ces menaces : "Ce sont des mots d'une extrême gravité quand on s'adresse à une enseignante aujourd'hui en France", déclare-t-il en faisant référence au drame de Samuel Paty. Face au tribunal, le prévenu fait le dos rond, mais il a répété ces mots trois fois selon les témoins. D'abord sur le parking de l'école, en fin de journée, il est 16h30, il interpelle l'institutrice : "C'est toi qui terrorise mon fils en le traitant de caïd ?" lui a-t-il lancé. 

L'enfant, âgé de 9 ans, avait été envoyé dans la classe de cette enseignante après s'être montré désagréable dans sa propre classe. Il s'agissait d'une punition. "Si tu étais un homme, je te couperais la tête", a alors lancé le père de famille. Lors de l'audience, le juge a insisté sur ses paroles : "Vous réalisez la peur que vous provoquez, l'exemple que vous donnez à vos trois enfants ?", le questionne-t-il. "Je me suis peut-être un peu énervé", répond le père. 

Cette affaire fait partie des premières applications du décret publié cet été pour mieux protéger les personnels de l'Éducation nationale face aux menaces et aux violences de parents d'élèves. Ce texte, paru fin juillet, prévoit qu'un élève de primaire, de collège ou de lycée puisse être contraint de changer d'établissement si le comportement de l'un de ses parents compromet gravement son bon fonctionnement.

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