1 min de lecture

EN DIRECT - Procès de Rachida Dati : le parquet financier va-t-il demander l'inéligibilité immédiate de l'ancienne ministre ? Suivez les réquisitions

Le procès pour corruption de l'ex-garde des Sceaux s'achève ce lundi 28 septembre avec ses réquisitions, suivies des plaidoiries de la défense, qui appelle à la relaxe.

Rachida Dati arrive au palais de justice de Paris le 28 septembre 2026 pour les plaidoiries finales de son procès pour corruption.

Crédit : Thomas SAMSON / AFP

Sophie Neumayer & Juliette Vignaud

Je m'abonne à la newsletter « Infos »

Mettre RTL en favori sur Google

Les 3 infos à retenir
  • Après cinq journées d'une audience devenue de plus en plus rugueuse et électrique, le retentissant procès de l'ancienne ministre de la Culture se termine ce lundi sur une ultime confrontation entre le parquet national financier (PNF) et la coriace défense de Rachida Dati. 
  • Le PNF estime que la convention d'honoraires d'avocat du 28 octobre 2009 signée entre Rachida Dati et Carlos Ghosn, avec une rémunération forfaitaire annuelle de 300.000 euros hors taxes pour l'ex-ministre, a servi à maquiller un travail de lobbying au Parlement européen pour Renault-Nissan entre 2009 et 2013.
  • En cas de déclaration de culpabilité et de condamnation à une inéligibilité avec application immédiate, Rachida Dati perdrait aussitôt sa mairie d'arrondissement, même si elle fait appel dans la foulée. Sans l'exécution provisoire, l'appel suspend la peine.
Filtrer et afficher les actualités :

Le PNf réclame le rejet de la prescription

Le PNF demande le rejet de la prescription soulevée par la défense.

Une convention "invisibilisée"

Le procureur explique que ceux au sein de Renault qui avaient connaissance de cette convention signée avec Mme Dati étaient extrêmement limités. "Il faut noter également l'absence de compte rendu alors que la convention stipulait un compte rendu annuel."

Et de répéter : "Aucun compte rendu n'a été trouvé invisibilisant davantage cette convention de Mme Dati."

Quelles étaient les motivations de Rachida Dati ? "une rémunération supplémentaire"

Le PNF poursuit son réquisitoire : "Vous serez amenés à vous interroger sur la motivation des prévenus pour Mme Dati : une rémunération supplémentaire à celle qu'elle recevait comme maire du 7e arrondissement de Paris. Mme Dati a un parcours méritant, qui force l'admiration. Est-ce pour autant pour ses qualités juridiques qu'il l'a embauchée alors qu'il disposait déjà d'un service juridique ? Non."

L'ancienne ministre de la Culture, tout de noir vêtue, écoute les réquisitions, le regard droit devant elle, sans regarder le PNF à sa gauche.

Le PNF "ne se réjouit pas" de poursuivre Rachida Dati et Carlos Ghosn

"Le Parquet national financier ne se réjouit pas de devoir poursuivre une ancienne garde des Sceaux er l'ancien patron d'une des plus grande entreprise de France", déclare le PNF.

Le PNF rend son réquisitoire

"De cette audience se dégage une grande tristesse. Ce dossier reflète l'échec de nos institutions démocratiques à se protéger des agissements délictueux d'une personne, ce dossier est aussi celui d'une crainte que ces garde-fous soient immatures et fragiles pour les protéger", déclare Caroline Genin, vice-procureure au Parquet national financier (PNF), dans son réquisitoire.


Et de poursuivre : "Mais nous ne sommes pas devant une Commission de déontologie mais devant un tribunal correctionnel. Carlos Ghosn et Rachida Dati sont jugés pour des faits délictueux pour lesquels ils encourent chacun dix ans de prison."

Le PNf réclame le rejet de la prescription

Le PNF demande le rejet de la prescription soulevée par la défense.

Des relations cachées au Parlement européen ?

"Le Parlement européen a, lui aussi, toujours ignoré la nature des clients de Rachida Dati. Rachida Dati n'a jamais communiqué le nom de son client et la nature de ses relations avec lui", abonde le représentant du PNF.

"Personne n'avait accès à la réalité des prestations de Rachida Dati"

"Il reste la question du silence gardé par Mme Dati à l'égard des instances européennes chargées de la déontologie", poursuit Julien Augereau, qui représente le PNF. 

"Renault n'était donc pas en capacité de déposer plainte tant que Carlos Ghosn en était à la tête. Personne n'avait accès à la réalité des prestations de Rachida Dati." 

"Aucun des deux n'avait intérêt à ce que cette relation contractuelle s'ébruite"

"C'est Mme Dati qui démarche M. Ghosn afin de recevoir une rémunération. C'est Mme Dati et M. Ghosn qui décident de dissimuler les conventions. C'est Carlos Ghosn qui, certes, décide de loger cette convention à RNBV, basée à l'étranger. C'est enfin Mme Dati qui agira jusqu'au bout en conflit d'intérêts manifeste au Parlement européen. Aucun des deux n'avait intérêt à ce que cette relation contractuelle s'ébruite."

"Il reste la question du silence gardé par Mme Dati à l'égard des instances européennes chargées de la déontologie", poursuit le procureur.

dissimulation relationnelle, contractuelle et détournement de statut

"Après la dissimulation relationnelle et la dissimulation contractuelle", le PNF pointe une "troisième manœuvre" : "Détournement d'un statut protecteur d'avocat pour contourner les interdictions du Code électoral et pour s'affranchir des problèmes éthiques du Parlement européen."

la mystérieuse filiale RNBV aux Pays-bAs

Le procureur pointe aussi le choix de la filiale RNBV : "Basée à l'étranger, non connue du grand public. M. Ghosn y disposait de pouvoirs étendus par la culture de la confidentialité qu'il y imposait."

"Les employés n'avaient aucune vision globale des frais engagés par la société", poursuit Julien Augereau.

Une convention "invisibilisée"

Le procureur explique que ceux au sein de Renault qui avaient connaissance de cette convention signée avec Mme Dati étaient extrêmement limités. "Il faut noter également l'absence de compte rendu alors que la convention stipulait un compte rendu annuel."

Et de répéter : "Aucun compte rendu n'a été trouvé invisibilisant davantage cette convention de Mme Dati."

Le PNF va requérir

Le vice-procureur Julien Augereau, l'un des deux représentants de l'accusation, prend le relais pour les réquisitions. Il évoque la prescription soulevée par la défense et explique la jurisprudence.

La thèse de la corruption et du trafic d'influence "résiste"

Selon le réquisitoire du PNF, "Carlos Ghosn a avancé plusieurs thèses pour expliquer son recours à Rachida Dati" et "la recherche d'une compétence juridique peut être rejetée". "La deuxième thèse est l'entregent avec les pays arabes. La troisième est la recherche d'un confort judiciaire sur le territoire français, qui peut être rejetée également."

"Quatrième thèse : la proximité de Mme Dati avec Nicolas Sarkozy. Cette thèse n'a jamais été démontrée, elle devra être écartée. Reste la thèse de la corruption et du trafic d'influence, c'est celle que soutient l'accusation et c'est la seule qui résiste à un examen précis du dossier."

"Dans ce dossier, Mme Dati et sa défense ont tenté d'allumer de nombreux contre-feux. La thèse de la corruption et trafic d'influence est la seule thèse étayée par des témoins. Et documentées par les scellés de votre procédure."

Quelles étaient les motivations de Rachida Dati ? "une rémunération supplémentaire"

Le PNF poursuit son réquisitoire : "Vous serez amenés à vous interroger sur la motivation des prévenus pour Mme Dati : une rémunération supplémentaire à celle qu'elle recevait comme maire du 7e arrondissement de Paris. Mme Dati a un parcours méritant, qui force l'admiration. Est-ce pour autant pour ses qualités juridiques qu'il l'a embauchée alors qu'il disposait déjà d'un service juridique ? Non."

L'ancienne ministre de la Culture, tout de noir vêtue, écoute les réquisitions, le regard droit devant elle, sans regarder le PNF à sa gauche.

Le PNF "ne se réjouit pas" de poursuivre Rachida Dati et Carlos Ghosn

"Le Parquet national financier ne se réjouit pas de devoir poursuivre une ancienne garde des Sceaux er l'ancien patron d'une des plus grande entreprise de France", déclare le PNF.

Le PNF rend son réquisitoire

"De cette audience se dégage une grande tristesse. Ce dossier reflète l'échec de nos institutions démocratiques à se protéger des agissements délictueux d'une personne, ce dossier est aussi celui d'une crainte que ces garde-fous soient immatures et fragiles pour les protéger", déclare Caroline Genin, vice-procureure au Parquet national financier (PNF), dans son réquisitoire.


Et de poursuivre : "Mais nous ne sommes pas devant une Commission de déontologie mais devant un tribunal correctionnel. Carlos Ghosn et Rachida Dati sont jugés pour des faits délictueux pour lesquels ils encourent chacun dix ans de prison."

journée cruciale pour Rachida Dati

Bonjour et bienvenue dans ce direct consacré au procès pour corruption de Rachida Dati. Il s'achève aujourd'hui avec les réquisitions du Parquet national financier, prononcées par Caroline Genin et Julien Augereau, les deux représentants de l'instance.

Dans ce dossier, l'ex-ministre risque son mandat de maire du 7e arrondissement de la capitale. 

L’actualité par la rédaction de RTL dans votre boîte mail.

Grâce à votre compte RTL abonnez-vous à la newsletter RTL info pour suivre toute l'actualité au quotidien

S’abonner à la Newsletter RTL Info

Ne laissez pas Google décider de vos sources.

Ajouter RTL comme source préférée