1 min de lecture Fessée

Éducation : faut-il interdire la fessée en France ?

REPLAY - Edwige Antier, médecin-pédiatre, et Dominique Marcilhacy, porte-parole de l'association Union des familles en Europe, ont commenté l'intention du gouvernement de relancer le débat sur la fessée ou les punitions éducatives corporelles.

>
Éducation : faut-il interdire la fessée en France ? Crédit Image : Elodie Grégoire | Durée : | Date :
245-PARIZOT
Vincent Parizot et Christelle Rebière

La secrétaire d'État en charge de la Famille, Laurence Rossignol, a relancé le débat sur la fessée et autres châtiments corporels infligés aux enfants. Elle a réclamé une "prise de conscience collective", à la veille de la Journée internationale des droits de l'enfant.

Parallèlement, le membre du gouvernement représentera la France à la cérémonie de signature du troisième protocole de la Convention internationale des droits de l'enfant, au siège des Nations Unies à New York. Ce texte permet aux mineurs victimes de punitions physiques de déposer plainte devant le Comité des droits de l'enfant de l'ONU. À l'allure où vont les choses, on s'interroge alors si la France doit créer ou pas une loi "anti-fessée".

Edwige Antier, médecin-pédiatre, s'insurge contre une pratique, malheureusement très courante, de frapper un enfant, en prétendant que c'est éducatif. Une petite tape par-ci, une grosse gifle par-là, la France a bien du mal à arrêter cette extraordinaire mauvaise habitude, constate avec dépit la praticienne, auteure de L'autorité sans fessées, paru chez Robert Laffont. Selon elle, c'est encore difficile d'inscrire dans la loi la suppression de ces corrections corporelles.

Perdre les voies du Père Fouettard est difficile dans notre pays.

Edwige Antier, médecin-pédiatre
Partager la citation

Dominique Marcilhacy souhaite que les parents puissent gérer eux-mêmes l'éducation de leurs enfants, sans que les politiques ne s'en mêlent. Elle défend le recours à la fessée, au nom de l'autorité parentale, et surtout au nom de son efficacité. D'après elle, il ne s'agit pas de battre un enfant, mais de l'éduquer. Il suffit d'écouter ce qu'en disent les parents, pour le comprendre.

Les parents eux-mêmes le disent : heureusement que mon père ou ma mère m'a flanqué quelques bonnes fessées. Ça m'a fait du bien.

Dominique Marcilhacy, porte-parole de l'association Union des familles en Europe
Partager la citation
RTL vous recommande
Lire la suite
Fessée Gouvernement Europe
Restez informé
Commentaires

Afin d'assurer la sécurité et la qualité de ce site, nous vous demandons de vous identifier pour laisser vos commentaires. Cette inscription sera valable sur le site RTL.fr.

Connectez-vous Inscrivez-vous

500 caractères restants

fermer
Signaler un abus
Signaler le commentaire suivant comme abusif
500 caractères restants