Le gouvernement veut débattre de la fessée et des châtiments corporels dans l'éducation

La secrétaire d'État chargée de la Famille Laurence Rossignol veut relancer le débat autour des gifles et de la fessée pour promouvoir une éducation sans violence.

Laurence Rossignol, le 29 septembre, à Paris. (archives)
Crédit : DOMINIQUE FAGET / AFP
Laurence Rossignol, le 29 septembre, à Paris. (archives)

Fesser, est-ce éduquer ? Revoilà la question des châtiments co rporels sur la place publique. À 48 heures de la Journée internationale des droits de l'enfant, la secrétaire d'État en charge de la Famille Laurence Rossignol a fait part mardi 18 novembre à Europe 1 de son souhait de promouvoir "une éducation sans violence" à la faveur d'une "prise de conscience collective" autour des punitions corporelles envers les enfants.

Réfléchir à la frontière entre claque ordinaire et maltraitance

"On peut être parents et se faire obéir sans recourir à la violence, surtout quand il s'agit de petits enfants", a défendu la secrétaire d'État. "Quand on voit un homme battre sa femme, tout le monde intervient. Si on voit deux adultes se battre, on va essayer de les séparer. Si on voit quelqu'un martyriser un animal, on va intervenir. En fin de compte, les seuls êtres vivants que l'on peut frapper sans justifier que l'on puisse intervenir, ce sont les enfants".

"Il y a probablement quelque chose à travailler collectivement", estime-t-elle, précisant que le gouvernement n'envisage pas de légiférer dans l'immédiat. "Le Code civil prévoit déjà que les violences interpersonnelles sont proscrites. Il y a une dérogation pour l'exception éducative. Il faut simplement faire disparaître cette exception éducative des habitudes et des certitudes des parents".

La fessée déjà exclue de la loi Famille

La secrétaire d'État doit néanmoins se rendre à New York, ce mercredi, pour signer au siège des Nations Unies le troisième protocole de la Convention internationale des droits de l'enfant. Un texte permettant aux mineurs estimant qu'un de leurs droits a été violé de déposer plainte devant le Comité des droits de l'enfant de l'ONU.

À la fin du mois de mai, les députés avaient rejeté l'amendement "anti-fessée" de la loi Famille, repoussant cette disposition à un texte ultérieur. En octobre 2013, la question de l'interdiction de la fessée s'était immiscée dans le débat public après la condamnation d'un père à 500 euros d'amende avec sursis pour avoir donné un déculottée à son fils de 9 ans.

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BenjaminHuepro
par Journaliste RTL
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2014-11-19 07:50:51
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