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Ecoutes Sarkozy : le procureur général confirme avoir informé Taubira le 26 février

Le procureur général de Paris a confirmé un article du Canard enchaîné selon lequel Christiane Taubira disposait dès le 26 février d'informations sur les écoutes de Nicolas Sarkozy.

le procureur général de Paris François Falletti, la garde des Sceaux Christiane Taubira et le premier président de la cour d'appel de Paris Jacques Degrandi au palais de Justice de Paris le 9 janvier 2013.
le procureur général de Paris François Falletti, la garde des Sceaux Christiane Taubira et le premier président de la cour d'appel de Paris Jacques Degrandi au palais de Justice de Paris le 9 janvier 2013. Crédit : AFP
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La rédaction numérique de RTL
et AFP

Le procureur général de Paris, François Falletti, a confirmé mercredi 12 mars sur Europe 1 avoir informé la Chancellerie du dossier des écoutes de l'ancien président Nicolas Sarkozy dès le 26 février. " J'ai informé Christiane Taubira le 26 février ", confirme François Falletti. "Le 26 février 2014, il y a eu un rapport d'information qui est remonté auprès de la direction des affaires criminelles et des grâces, comme c'est la règle concernant" ce type de dossier, a expliqué le haut magistrat, en ajoutant avoir été personnellement informé "le 21 février" des écoutes de Nicolas Sarkozy et de son avocat Thierry Herzog.

Dans son édition de mercredi, Le Canard enchaîné affirme que Christiane Taubira disposait dès le 26 février d'informations sur ces écoutes, alors qu'elle a assuré n'en avoir pris connaissance que par la presse. Le Canard ajoute que Manuel Valls était au courant du dossier avant même Mme Taubira, les officiers de police judiciaire devant "lui faire parvenir régulièrement leur rapport sur l'avancement de l'enquête".

"Les parquets font remonter à la Chancellerie tous les éléments significatifs"


"On informe sur l'existence d'une information qu'on ouvre, sur les qualifications et un certain nombre d'éléments qui permettent de comprendre quelle est l'origine de l'information et quelles sont les perspectives", a précisé le magistrat en soulignant avoir obéi à "une circulaire du 31 janvier". Cette circulaire, qui "ne fait que préciser et rappeler un certain nombre de pratiques décennales", prescrit que "l'information doit être portée à la connaissance du ministre via la direction des affaires criminelle et des grâces", a-t-il ajouté

"Les parquets font remonter à la Chancellerie tous les éléments significatifs". Mais les actes ne donnent lieu à information qu'a posteriori, c'est-à-dire qu'on ne communique pas de procès verbaux, sur une perquisition qui va se produire et on ne communique pas d'information non plus s'il y a des écoutes téléphoniques, pour des raisons évidentes de confidentialité", a-t-il précisé

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