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Dijon : "J'ai vu une voiture qui me fonçait dessus", dit une victime du chauffard

DOCUMENT RTL - Catherine Georgesco fait partie des victimes du chauffard fou de Dijon. Elle souhaite comprendre les motivations de l'homme.

Une policière collecte des preuves près du lieu de l'accident, à Dijon.
Une policière collecte des preuves près du lieu de l'accident, à Dijon.
Crédit : ARNAUD FINISTRE / AFP
Dijon : "Je ne porte pas de haine à cette personne", dit une victime du chauffard
01:45
Cécile De Sèze
Cécile De Sèze

Catherine Georgesco a été fauchée dimanche 21 décembre, comme 11 autres personnes à Dijon. Elle est toujours à l'hôpital et s'interroge sur les motivations du conducteur qui a été mis en examen pour tentative d'assassinat. "Je ne l'ai pas vu venir, j'ai juste vu cette voiture qui me fonçait dessus tous feux éteints. L'instant d'après j'étais dans l'inconscience. J'ai mis à peu près trois heures à reconstituer le film, je ne savais plus ce que je faisais dans cette rue. Ça a été très important pour moi d'essayer de comprendre ce qui c'est passé", se souvient-elle. 

J'en suis horrifiée mais je ne porte pas de haine à cette personne

Catherine Georgesco, fauchée à Dijon

"J'ai entendu des bribes, qu'il y avait plusieurs victimes, j'ai appris que cette personne avait fait beaucoup de séjours en psychiatrie. J'en suis horrifiée mais je ne porte pas de haine à cette personne, explique-t-elle. Pour faire une action pareille, aussi désespérée, aussi folle, pour moi il est profondément malheureux. Mais je souhaite qu'il soit désormais accompagné et qu'il soit soigné, parce qu'il en a besoin. Il ne faut pas le laisser dehors avec une voiture, c'est pas possible." Selon la procureure, l'automobiliste souffre d'une "pathologie psychiatrique ancienne et lourde" et ne serait pas à l'origine d'un acte terroriste.

Catherine Georgesco devra passer encore plusieurs mois à l'hôpital, il lui reste 50 agrafes dans la jambe droite mais elle assure que quand elle sera bien guérie, elle lui écrira. Voici les mots qu'elle souhaite lui adresser : "Vous nous avez fait beaucoup de mal, est-ce que vous êtes conscient de ça ? Qu'est-ce que vous avez voulu faire ? Pourquoi avez-vous fait ça ?" Catherine Georgesco, en somme, veut simplement comprendre ce qu'il s'est passé, même si pour le moment, l'acte reste inexplicable. 

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