1 min de lecture Faillite

Deux dirigeants détenus par des salariés

Une trentaine de salariés de l'équipementier automobile C2FT en cessation de paiement, retenait mardi deux dirigeants de la maison-mère SIFCOR.

Le tribunal de commerce tranchera le 17 juin les différentes offres de reprise (illustration)
Le tribunal de commerce tranchera le 17 juin les différentes offres de reprise (illustration)
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La rédaction numérique de RTL
et AFP

Depuis 11h30 Jean-Louis Deguy, président de la Société Industrielle et Financière de Courcelles (SIFCOR) basée à Nogent (Haute-Marne) et Marc Sabourin, secrétaire général étaient retenus par les salariés qui ont bloqué les accès du site. Le but, convaincre la direction de participer au PSE à hauteur de 500.000 euros, alors que leur proposition n'excède pas 80.000 euros


Les salariés réclament en outre une prise en charge des frais d'installation pour les salariés susceptibles d'être reclassés dans une filiale du groupe dans l'Allier ou la Haute-Marne.

Une baisse de tarif de 30% imposée

Confronté à l'arrêt d'activité pour son principal client, le constructeur automobile Audi qui lui imposait une baisse de tarif de 30%, la direction de C2FT avait eu recours massivement au chômage partiel avant de se déclarer début mars en cessation de paiement. Le tribunal de commerce de Saint-Etienne l’avait alors placée en redressement judiciaire.

Un seul repreneur s'est manifesté, mais son plan de reprise prévoit de ne conserver que 70 des 125 salariés. Le tribunal de commerce tranchera le 17 juin. 

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