2 min de lecture Jihad

Des jihadistes présumés placés en garde à vue après un coup de filet à Lunel

5 personnes ont été placées en garde à vue. Deux d'entre elles revenaient de Syrie où elles avaient effectué un court séjour.

Des policiers du RAID en intervention (illustration)
Des policiers du RAID en intervention (illustration) Crédit : AFP / Archives, Bertrand Langlois
Aymeric Parthonnaud
Aymeric Parthonnaud
et AFP

Un coup de filet ciblant les filières jihadistes a eu lieu mardi 27 janvier au matin dans la ville de Lunel dans l'Hérault. Lancée dès l'aube, l'opération menée par le Raid et le GIPN a conduit à l'arrestation de plusieurs individus soupçonnés d'être en lien avec des réseaux terroristes en Syrie et en Irak.

Deux des individus arrêtés revenaient de Syrie

Cinq personnes ont été placées en garde à vue après avoir été interpellées par des hommes de Raid, a indiqué à l'AFP une source proche du dossier. Les personnes interpellées mardi sont âgées de 44 ans, 35 ans, 31 ans, 26 ans pour deux d'entre elles, a indiqué une source proche du dossier, précisant que l'un tient un bar à Chicha à Lunel.

Selon nos informations, deux des gardés à vue revenaient de Syrie. Parmi les cinq, deux ont perdu un ou des frères dans les combats.  Les gardes à vue se déroulent dans le cadre d'une information judiciaire dont sont saisis les magistrats antiterroristes à Paris, a précisé une source judiciaire. 

Plus de 20 jeunes de la commune partis en Syrie depuis octobre

Les policiers du Raid sont intervenus peu après 6 heures, notamment dans un quartier situé non loin de l'église de Lunel, qui avait été totalement bouclé. L'opération s'est prolongée pendant la matinée et aurait également visé des petites communes voisines, situées dans le Gard.

Le quotidien régional Midi Libre rappelle que six jeunes de Lunel sont déjà morts en quelques mois après être partis faire le jihad en Syrie et en Irak. Plus largement, une vingtaine de jeunes de la commune de 26.000 habitants sont récemment partis soutenir les fronts jihadistes.

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Cette opération prévue depuis plusieurs semaines était placée sous la supervision de la Sous-direction de la police judiciaire et la Direction générale de la sécurité intérieure (DGSI). Elle avait dû être reportée en raison des attentats commis à Paris entre les 7 et 9 janvier.

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