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Accusations de viol contre Nicolas Hulot : peut-on parler de tribunal médiatique ?

DÉBAT - Sophie Obadia, avocate notamment de Richard Berry, et Anne-Cécile Mailfert, présidente de la Fondation des femmes, débattent sur l'existence ou non d'un "tribunal médiatique".

Nicolas Hulot, à Paris, le 13 décembre 2019.
Nicolas Hulot, à Paris, le 13 décembre 2019.
Crédit : FRANCOIS GUILLOT / AFP
Yves Calvi_
Yves Calvi - édité par Victor Goury-Laffont

Dans un documentaire qui sera diffusé dans Envoyé Spécial sur France 2 ce jeudi 25 novembre, plusieurs femmes accusent l'ancien ministre Nicolas Hulot d'agressions sexuelles et de viol. Des accusations qu'a réfutées l'intéressé, au micro de BFMTV à la veille de cette diffusion.

Dès qu'émergent des accusations de cet ordre, la notion de "tribunal médiatique" refait surface : les médias et réseaux sociaux condamnent-ils les personnes mises en cause avant tout procès ? "Des révélations ne sont pas une preuve, c'est une parole", estime maître Sophie Obadia, avocate notamment de Richard Berry et signataire d’une tribune dans le journal Le Monde sur les dangers du "tribunal médiatique" dans les affaires de violences sexuelles. 

La juriste regrette que "la nouvelle presse" veuille "faire des procès en dehors des prétoires" et assure que "on présente un homme coupable et on oublie un pan du débat : sa défense". La multitude de témoignages n'est pas non plus un gage de vérité, estime-t-elle, "le nombre ne fait pas la preuve".

Une "présomption de culpabilité"

Anne-Cécile Mailfert, présidente de la Fondation des femmes, regrette quant à elle la "présomption de culpabilité" qui pèse sur les femmes qui prennent la parole dans cette affaire. Elle reproche à Nicolas Hulot d'arriver avec "une posture de victime" et de traiter de "menteuses" les accusatrices alors qu'"on ne sait rien de ce que ces femmes ont vécu, ce qu'elles disent. Il les traite de menteuses a priori".

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La présidente de la Fondation des femmes note que "95.000 femmes sont victimes de viol ou de tentatives de viol", des faits qui n'entraînent que "1.000 condamnations". Le travail selon elle doit viser à mettre fin à l'impunité, ce qui ne va pas "entacher la présomption d'innocence".

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