3 min de lecture Airbus

Crash de l'A320 de la Germanwings : un des deux pilotes coincé hors du cockpit, selon la boîte noire

Les premières analyses de la boîte noire ont démontré que l'un des deux pilotes de l'Airbus A320 qui s'est écrasé a quitté le cockpit et n'a pas pu y retourner.

Des débris de l'Airbus A320 qui s'est écrasé dans les Alpes
Des débris de l'Airbus A320 qui s'est écrasé dans les Alpes Crédit : AFP
Nicolas Marischaël avec sa famille dans son atelier-boutique
La rédaction numérique de RTL
et AFP

Après un début de vol apparemment habituel, l'un des deux pilotes de l'Airbus A320 qui s'est écrasé près de Digne a quitté le cockpit et n'a pas pu y retourner, selon les enregistrements sonores récupérés par les enquêteurs, a indiqué une source proche de l'enquête.

"Au début du vol, on entend l'équipage parler normalement puis on entend le bruit d'un des sièges qui recule, une porte qui s'ouvre et se referme, des bruits indiquant qu'on retape à la porte et il n'y a plus de conversation à ce moment-là jusqu'au crash", a indiqué cette source qui a eu connaissance de la teneur des enregistrements confirmant une information du quotidien américain New York Times, parue dans la nuit de mercredi à jeudi. 

Les alarmes ont retenti

Les deux pilotes s'exprimaient en allemand. Et, à la fin du vol, les alarmes indiquant la proximité du sol retentissent, a indiqué cette même source qui n'était pas en mesure de dire si c'était le commandant de bord ou le copilote qui a quitté la cabine de pilotage.

Ces informations proviennent de l'audition par les enquêteurs de la boîte noire enregistrant les sons dans le cockpit. Le cockpit voice recorder (CVR) a été retrouvé ce mardi 24 mars quelques heures après l'accident et sa lecture a été effectuée mercredi 25 mars en fin de journée.

Arrivée des familles

À lire aussi
Le concept de l'AirbusZEROe Blended Wing Body Airbus
Avions à hydrogène : à quoi pourraient ressembler les futurs appareils d'Airbus ?

Elles interviennent alors que les premiers corps ou restes des 150 victimes de l'accident de l'Airbus de Germanwings, filiale de Lufthansa, ont été hélitreuillés mercredi par les équipes de secours sur le lieu du drame, près de Digne dans les Alpes-de-Haute-Provence où sont attendus jeudi des familles de victimes, venant surtout d'Allemagne et d'Espagne.

Plusieurs centaines de personnes, familles ou proches des victimes, doivent être accueillies dans les chapelles ardentes dressées dans deux localités proches du lieu de l'accident, Seyne-les-Alpes et Le Vernet. Au moins deux grandes tentes en plastique blanc, totalement opaques et closes, étaient dressées jeudi 26 mars au matin devant la chapelle ardente de Seynes-les-Alpes. Selon des gendarmes chargés de sécuriser les lieux, les tentes, "qui ont été montées dans la nuit", sont destinées "à accueillir les familles et à préserver leur intimité".

Terrain désert

Deux avions devaient partir de Düsseldorf et Barcelone pour Marseille afin de permettre aux proches des disparus de se rendre à proximité des lieux de la catastrophe. Deux autocars en provenance d'Espagne étaient aussi attendus.

Mercredi, les dirigeants français, allemand et espagnol François Hollande, Angela Merkel et Mariano Rajoy se sont recueillis sur le lieu du crash. L'Allemagne et l'Espagne qui ont mis leurs drapeaux en berne mercredi sont les deux pays les plus touchés par le drame, avec respectivement 72 et 51 victimes.

Au nord-ouest de l'Allemagne, à Haltern, des roses et des bougies jonchaient les marches de l'établissement scolaire où étaient scolarisés 16 adolescents qui ont disparu dans l'accident. Mercredi soir, plusieurs minutes de silence ont été observées avant des matchs de football du Bayern Munich, du Real Madrid et d'un match amical Allemagne-Australie à Kaiserslautern.

"Des semaines" pour les corps

L'identification des corps prendra "des jours et même des semaines", a prévenu le procureur de la République de Marseille Brice Robin. Interpol a envoyé une équipe de spécialistes, pour aider à cette tâche.

Sur l'explication du drame, "à ce stade, on ne ferme aucune hypothèse", avait indiqué mercredi le directeur du Bureau d'enquêtes et d'analyses (BEA) Rémi Jouty, précisant toutefois que l'avion n'avait pas explosé en vol, mais avait bien "volé jusqu'au bout" avant de se désintégrer en milliers de morceaux contre la montagne.

Copilote relativement nouveau

Mercredi matin, le ministre de l'Intérieur français avait indiqué que l'hypothèse terroriste n'était "pas privilégiée". "Si les pilotes n'ont pas empêché l'avion d'aller s'écraser contre les montagnes, c'est que soit ils étaient inconscients ou morts, soit ils ont décidé de mourir, soit on les a obligés à mourir" avait résumé un expert.

Selon une autre source proche du dossier, le copilote de l'appareil était entré "récemment dans la compagnie" allemande Germanwings, filiale de Lufthansa, "fin 2013, avec à son actif quelques centaines d'heures de vol". Sa nationalité n'est par ailleurs pas connue avec précision, a poursuivi la même source.

La rédaction vous recommande
Lire la suite
Airbus Crash A320 Germanwings Faits divers
Commentaires

Afin d'assurer la sécurité et la qualité de ce site, nous vous demandons de vous identifier pour laisser vos commentaires. Cette inscription sera valable sur le site RTL.fr.

Connectez-vous Inscrivez-vous

500 caractères restants

fermer
Signaler un abus
Signaler le commentaire suivant comme abusif
500 caractères restants