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Cinq ans après, la douleur intacte des familles de victimes de Mohamed Merah

REPLAY - Ce lundi 2 octobre, s'ouvre le procès du frère de Mohamed Merah, soupçonné de l'avoir radicalisé.

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Cinq ans après, la douleur intacte des familles de victimes de Mohamed Merah Crédit Image : AFP / REMY GABALDA | Crédit Média : RTLnet | Date :
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Amandine Bégot

Un visage ce matin dans La Croix. Celui de Myriam, une très jolie petite fille, cheveux blonds, regard mutin, rire espiègle. Sa vie s'est brusquement arrêtée le 19 mars 2012. Myriam est en effet l'une des sept victimes de Mohamed Merah. Ce jour-là, devant l'école Ozar Hatorah de Toulouse, le terroriste ne lui a laissé aucune chance. Il l'a saisie par les cheveux et l'a exécutée froidement d'une balle dans la tète. Depuis, 5 ans ont passé, mais pour ses proches la douleur est là, infinie. Infinie et définitive.

"Certains apprivoisent le deuil... Moi non", dit son père. "Enfin si... Aujourd'hui, je ne hurle plus de douleur. Voilà. Pour le reste ma souffrance est intacte", ajoute-t-il. "Ma petite est au ciel aujourd'hui. "Ma petite est au ciel aujourd’hui. Moi, je ne suis ni là-bas, ni ici. Je ne suis nulle part", lâche ce papa. Sa raison d’être désormais, c'est son école, qu'il continue de diriger.

Bunkerisé, l'établissement a perdu le tiers de ses effectifs depuis la tuerie mais Yacov et son épouse se démènent pour le faire vivre. "Construire un maximum d'enfants, les rendre heureux, c'est la seule chose qui nous importe" explique-t-il. Du procès qui s'ouvre aujourd'hui, il n'en attend rien. Il n'ira d'ailleurs pas aux audiences, aucun message à délivrer aux prévenus. "Je suis incapable de haïr", explique-t-il.

Elle non plus n'ira pas à ce procès. Eva Sandler a perdu son mari et ses deux enfants, ce 19 mars 2012, assassinés eux aussi devant l'école. Dans le passé elle disait souvent : "Quand je vivais en Israël j'avais toujours peur pour mon mari, pour mes enfants mais à Toulouse pas du tout". Aujourd'hui, c'est à Jérusalem qu'elle a posé ses valises. Elle y vit désormais avec sa petite dernière, seule survivante de la fratrie.

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Cinq ans et depuis, il y a eu Charlie, le Bataclan, Nice et tant d'autres. Le terrorisme fait désormais partie de notre quotidien. Preuve encore ce matin avec ce qu'il s'est passé hier à Marseille et ces unes endeuillées. Sur fond noir, celle du Parisien et de La Provence. "Le choc", titre le quotidien régional qui relève que la ville connait sa première attaque jihadiste

Le visage de la Catalogne

Ce matin, il y a également le visage de cet homme qui hurle, encerclé par les forces de l'ordre, en une de Libération. Images de Barcelone hier. "Des matraques contre les urnes", titre le quotidien qui revient sur la répression menée hier contre le référendum catalan. "Visage", c'est d'ailleurs le titre de l'édito de Libé, qui évoque celui d'une femme d'un certain âge, cheveux blancs barrés d'un épais filet de sang. "Visage du référendum, elle sera aussi celui de la défaite symbolique de Mariano Rajoy", écrit le journal.

Le Premier ministre espagnol contraint à choisir entre la violence d'un nationalisme d'état et la désobéissance civile d'un indépendantisme catalan respectueux de la démocratie. "Il n'a rien à y gagner, ajoute Libé, sauf s'il cherche à faire naître une opposition moins pacifique." "Les violences creusent le fossé entre Madrid et la Catalogne", titre de son côté le Figaro, qui met en une cette colonne de la Guardia civil déployée pour empêcher la tenue du scrutin.

Les forces de l'ordre à la une également de toute la presse espagnole ce matin et des titres plus ou moins factuels. Pour El Pais, plutôt à gauche, "le gouvernement empêche par la force la tenue du référendum illégal". "Le président de la Catalogne veut proclamer l’indépendance dans les jours à venir", titre El Mundo. Même photo ou presque à la une de La Razon. Le titre en revanche n'est pas du tout le même. Le quotidien, plutôt à droite, salue la fermeté contre le coup d'État.

Quand la science défie la vie

Papier passionnant à lire dans Le Figaro santé sur la greffe d’utérus. La première c'était il y a seulement 3 ans, le 4 septembre 2014. Le premier bébé issu d'une telle greffe naissait en Suède. Depuis, sept autres nourrissons ont vu le jour dans cet hôpital de Göteborg. Deux autres naissances sont attendues en Suède et au Brésil.

"Quand nous nous sommes lancé dans l'aventure, raconte le professeur Gauthier, l'un des pionniers du sujet en France, les gens nous prenaient pour des fous." Mais depuis, le discours a changé et pour cause : la greffe d'utérus pourrait bien révolutionner la vie des quelque 200.000 femmes atteinte d'infertilité utérine en Europe.

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