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“Catastrophique démonstration” : après la percée de l’AfD en Saxe-Anhalt, les réactions se multiplient dans la classe politique française

La victoire historique de l'AfD allemande a suscité de nombreuses réactions au sein de la classe politique française. Jean-Luc Mélenchon y voit la conséquence des politiques européennes centristes, Fabien Roussel dénonce le bilan de l’Union européenne et Éric Zemmour parle d’“heure de vérité”.

Des personnalités politiques réagissent à la victoire de l'AfD en Saxe-Anhalt:

Crédit : Francois LO PRESTI / AFP et Sameer AL-DOUMY / AFP Julie Sebadelha / AFP - Gabriel BOUYS / AFP

AFP - édité par La rédaction numérique de RTL

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La victoire historique de l'extrême droite allemande dans le Land de Saxe-Anhalt dimanche 6 septembre est la "démonstration de l'aveuglement des politiques européennes centristes", a fustigé le candidat Insoumis à la présidentielle française Jean-Luc Mélenchon.

"Catastrophique démonstration de l'aveuglement des politiques européennes centristes. Ce désastre est leur résultat. Dans ces conditions, le projet militaire allemand de créer la première armée conventionnelle d'Europe est inacceptable pour la France", a réagi le leader de La France insoumise (LFI) sur X.

L'Alternative pour l'Allemagne (AfD), formation antimigrants, russophile et pro-Trump, a revendiqué une large victoire dans ce Land d'ex-RDA, infligeant un camouflet au chancelier conservateur Friedrich Merz.

Autre réaction au sein de la gauche française, le secrétaire national du Parti communiste Fabien Roussel a lui évoqué sur le même réseau un "terrible bilan pour l'UE et ses traités", appelant à les "changer".

"Partout en Europe, l'extrême droite gagne du terrain avec son programme de haine. Elle prospère sur la pauvreté, la désindustrialisation, l'escalade de la guerre", a-t-il déploré.

"Heure de vérité"

Le dirigeant du parti d'extrême droite Reconquête, Eric Zemmour, a lui parlé "d'heure de vérité".

"On accusera les électeurs. Les vrais responsables sont ceux qui, un demi-siècle durant, ont traité comme un délit ce que les peuples éprouvaient comme une évidence: le désir de demeurer soi-même", a expliqué celui qui n'a pas encore confirmé sa candidature pour la présidentielle.

Les responsables du Rassemblement national, favori des sondages en France, n'avaient pas réagi à ce résultat en début de soirée dimanche. Le RN a rompu ces dernières années avec l'AfD, son ancien partenaire.

Interrogé samedi lors du forum de Cernobbio en Italie sur l'hypothèse de voir le Rassemblement national renouer avec l'AfD en cas de percée du premier parti d'opposition en Allemagne, le président du RN Jordan Bardella avait affirmé que ce n'était "pas prévu".

"Un certain nombre de désaccords nous ont amenés à prendre nos distances avec l'AfD", a-t-il indiqué. "Je note néanmoins que la pression électorale exercée par l'AfD en Allemagne a contribué à faire bouger les lignes au sein du gouvernement de M. Merz, puisque l'Allemagne a rétabli il y a quelques mois des contrôles à ses frontières".

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