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"C’est donc ça l’enfer que vivaient mes chauffeurs ?" : à son nouveau procès, Patrick Balkany multiplie les provocations face aux accusations

Au troisième jour de son procès à Nanterre, Patrick Balkany comparaît pour détournement de fonds publics dans un second dossier, portant notamment sur l’utilisation de policiers municipaux comme chauffeurs privés. Face à des réquisitions du parquet, l’ancien maire de Levallois-Perret a opposé un ton provocateur à la barre.

Patrick Balkany, le 15 juin 2023

Crédit : Matthieu Mirville / DPPI via AFP

Levallois-Perret : tensions au procès de Patrick Balkany

00:01:57

Arthur Pereira

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Au troisième jour de son procès, Patrick Balkany, ancien édile de 77 ans, est de nouveau jugé à Nanterre pour détournement de fonds publics. Dans ce second volet, il est accusé d’avoir fait appel à des policiers municipaux pour assurer des fonctions de chauffeurs privés.

La veille, le parquet a requis trois ans de prison, dont 18 mois assortis d’un sursis probatoire, dans une autre partie du dossier. Les juges se penchent désormais sur l’utilisation présumée de moyens municipaux à des fins personnelles, tandis que l’ancien maire continue de contester les faits.

À la barre, Patrick Balkany ne se départit pas de son style combatif. Interrogé sur l’usage de chauffeurs, il ironise : "À la plage, évidemment", avant de se reprendre, moqueur : "Mais non, je suis allé à l’Assemblée nationale".

Un interrogatoire aux allures de joute verbale

Face à lui, la présidente lit la déposition d’un ancien chauffeur, qui décrit des journées à rallonge et des tâches éloignées de ses fonctions : "On m'a vendu du rêve, je commençais à 7h et je ne terminais pas avant 2h du matin. Le deuxième jour, Isabelle Balkany m'a demandé de sortir les chiens, je me sentais plus larbin que chauffeur. J'ai perdu huit kilos". Impassible, Balkany balaie ces accusations, évoquant un employé "pas très sympathique, pas très coopératif".

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La tension monte encore lorsque la présidente évoque une photographie d’un autre chauffeur en vacances à Saint-Martin. Sourire aux lèvres, Patrick Balkany rétorque : "C’est donc ça l’enfer que vivaient mes chauffeurs ?", avant d’ajouter que certains l’accompagnaient même lors de ses sorties, notamment "au concert de Johnny".

Mais la riposte de la présidente est immédiate. Elle rappelle à l’ancien maire une condamnation passée : en 1997 déjà, il avait été reconnu coupable pour avoir employé trois agents municipaux à des fins privées. 

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