3 min de lecture Justice

Bagarre entre Booba et Kaaris : ce que les rappeurs ont déclaré en garde à vue

Lors de leur garde à vue, les deux rappeurs ont regretté les faits, parlant de légitime défense, tout en accusant le camp adversaire de provocation.

Les rappeurs Booba et Kaaris
Les rappeurs Booba et Kaaris Crédit : Dominique FAGET / AFP
Eleanor Douet
Eléanor Douet

la star Booba et son rival Kaaris, poursuivis pour leur implication dans une bagarre générale à l'aéroport d'Orly, ont été écroués dans la nuit de vendredi à samedi dans l'attente de leur procès, qui a été renvoyé au 6 septembre.

Afin d'éviter tout incident, les deux frères ennemis du rap français et leurs proches ont été écroués dans des prisons séparées. Kaaris se trouve au centre pénitentiaire de Fresnes (Val-de-Marne) et Booba à la maison d'arrêt de Fleury-Mérogis (Essonne). Tous deux sont seuls dans leur cellule comme pendant leur temps de promenade. "C'est une mesure qui est prise pour les protéger", a expliqué une source proche du dossier. 

Au cours de leur garde à vue, les deux rappeurs ont plaidé la légitime défense, selon les informations du Parisien, qui a eu accès aux procès-verbaux d'auditions.

Avec tout ce qui se passe, c’est une mauvaise idée de faire ça dans un aéroport.

Booba
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"Je regrette que ça soit arrivé (…) Je fais la différence entre la violence du rap et ma vie réelle, qui est celle d’un père de famille qui s’occupe des siens", a expliqué Kaaris, affirmant qu'il aurait "changé d'avion" s'il avait su que son rival prenait le même.

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"Avec tout ce qui se passe – Vigipirate, les attentats, les militaires –, c’est une mauvaise idée de faire ça dans un aéroport. La preuve, on est tous en cellule", a de son côté admis Booba.

Les deux hommes évoquent la légitime défense

Les rappeurs réfutent être à l'origine de la rixe et évoquent la légitime défense en réaction à l'agression du camp adversaire. "Booba et ses amis ont avancé vers nous en nous disant 'Lève-toi s*lope, on va b*iser ta femme comme dans la chanson (sic) […] J’ai répondu en disant 'Je suis là'", a raconté Karris, qui a assuré que "les coups pleuvaient".

Booba, lui, incrimine le comportement "provocateur" de Kaaris. "Il était debout et me fixait […] J’appelle ça de l’intimidation." Le rappeur originaire de Boulogne a admis avoir fait le premier pas, mais uniquement pour "contourner" son ennemi. Selon lui, la bagarre a débuté après qu'il a reçu "un projectile sur l’oreille droite".

Sur les images diffusées sur les réseaux sociaux, également visibles sur celles de vidéosurveillance, on peut voir Booba et ses proches s'en prendre violemment à un ami de Kaaris. "Je concède que sous le coup de la colère et l’énervement, suite aux coups de bouteilles qu’il avait mis avant, on lui a mis une raclée."

Des antécédents entre les deux hommes

Pour se justifier, les artistes ont évoqué leur différend et les provocations de l'un et l'autre sur les réseaux sociaux. "On a des antécédents, des clashs sur les réseaux sociaux. […] C’est moi qui ai lancé Kaaris, il a eu des paroles que je n’ai pas appréciées. Il y a eu des vidéos où il me menaçait, où il annonce clairement que lorsqu’il me verra seul en vrai, il m’enculera, me brisera les os et boira mon sang. Tout y est !", déplore Booba.

Des propos minimisés par le principal intéressé :  "Je suis un acteur, j’ai dit choses que je ne pensais pas".

Il faudra donc attendre le 6 septembre prochain pour savoir quelles peines seront prononcées à l'encontre des rappeurs et de leurs proches.

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