1 min de lecture Attentat à Nice

Attentat de Nice : le fondateur d'une association de victimes accusé de détournement de fonds

L’ex-porte-parole de "Promenades des anges - 14 juillet 2016", une association de victimes de l’attentat de Nice, doit comparaître le 19 juillet à Nice (Alpes-Maritimes) pour abus de confiance et escroquerie.

1.000 personnes ont rendu un vibrant hommage aux 85 victimes de l'attentat de Nice du 14 juillet.
1.000 personnes ont rendu un vibrant hommage aux 85 victimes de l'attentat de Nice du 14 juillet. Crédit : JEAN CHRISTOPHE MAGNENET / AFP
Sarah Ugolini
Sarah Ugolini

Vincent Delhomel-Desmarest, ex-secrétaire général et porte-parole de "Promenade des Anges - 14 juillet 2016", comparaîtra le 19 juillet devant le tribunal correctionnel de Nice pour abus de confiance et escroquerie au détriment de cette association de victimes de l’attentat de Nice (Alpes-Maritimes). Selon le quotidien Nice-Matin, Émilie Petitjean, qui en a pris la tête en janvier, a porté plainte pour l'association et en son nom propre. 

Le parquet a renvoyé l'ex-secrétaire général en correctionnelle et il a été placé sous contrôle judiciaire. L’ancien porte-parole, qui est actuellement hospitalisé, est soupçonné d’avoir détourné 7.300 euros entre novembre 2016 et janvier 2017. Il les aurait utilisés pour régler des frais de restaurant ou de déplacement, selon les éléments recueillis par la police judiciaire de Nice lors de sa garde à vue. À noter que cette somme correspond à la recette de l'opération "Courir pour nos anges" selon  le quotidien, qui précise que le prévenu aurait par ailleurs touché 2.000 euros en notes de frais infondées.

Il conteste toute infraction pénale

"C'est un dossier forcément particulier et sensible, dans lequel il faut faire la part des choses”, a souhaité temporiser auprès de Nice-Matin Jean-Michel Prêtre, procureur de la République de Nice. De son côté, l’avocat de la défense, Me Zia Oloumi, affirme que son client "conteste toute infraction pénale" et qu’il "reconnaît les faits mais peut à chaque fois les justifier". Vincent Delhomel-Desmarest a par ailleurs prévu de demander un renvoi de l'affaire, voire un dépaysement, "afin qu’elle puisse être jugée dans un climat apaisé". "Être jugé quatre jours après la commémoration d'un événement aussi tragique, on ne sera pas dans un moment serein", a-t-il en effet confié à France 3 Provence-Alpes-Côte d’Azur.

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