2 min de lecture Faits divers

Aisne : un chauffard qui a tué deux fillettes condamné à cinq ans de prison

Jugé depuis le 19 septembre pour son implication dans l’accident qui avait coûté la vie à deux fillettes en avril 2018, un conducteur de Maserati a été condamné le 21 novembre à cinq ans de prison, dont trois ans ferme.

Un camion de pompiers (illustration).
Un camion de pompiers (illustration). Crédit : PHILIPPE HUGUEN / AFP
AFP et La rédaction numérique de RTL

Le conducteur de la Maserati, impliqué dans la mort de deux fillettes en avril 2018 a été condamné le 21 novembre par le tribunal correctionnel de Laon, dans l'Aisne à 5 ans de prison, dont 3 ans ferme

Cette condamnation pour homicide et blessures involontaires est assortie d'un mandat de dépôt immédiat et d'une interdiction de repasser le permis de conduire pendant 5 ans. Lors de l'audience de 19 septembre, deux ans de prison ferme avaient été requis par le procureur.

En avril 2018, un soir de violent orage, sur une route départementale entre Laon et Reims, Vincent Montré un chef d'entreprise de 48 ans avait perdu le contrôle de sa Maserati, achetée d'occasion trois jours plus tôt. Il était entré en collision avec le monospace de Nadia Karmel qui arrivait en face. Ses deux fillettes de 3 ans et demi et de 26 mois sont mortes sur le coup, la conductrice et son bébé ont été grièvement blessés dans l'accident. 

Plus de 30 km/h au dessus de la limite autorisée

Lors du procès, le prévenu, niant être un amateur de vitesse, avait indiqué ne pas se souvenir de l'accident. Pour expliquer sa perte de contrôle, il avait évoqué une rupture de pente à l'endroit de l'accident : "l'orage était très important, il me semble que ma voiture est passée sur cette veine d'eau. C'est un phénomène qui existe et qui est connu". 

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L'avocat des parties civiles avait, lui, mis en cause la vitesse, la dernière expertise judiciaire démontrant que la Maserati roulait à 113 km/h, sur une route limitée à 80 km/h en raison de la pluie. 

Cette peine "est beaucoup trop lourde pour ce qui reste un accident de la route", a réagi son avocat Gérard Chemla, annonçant qu'il allait faire appel. "Le mandat de dépôt et la peine sont motivés par la douleur des victimes, une douleur que je ne nie pas, mais on ne motive pas une sanction pénale de cette manière-là. La campagne médiatique entretenue depuis un an a porté ses fruits, et a entraîné le tribunal à juger d'une façon anormale et inhabituelle", a-t-il ajouté.

"C'est un signal fort donné par les magistrats aux victimes de violence et délinquance routières", s'est félicité de son côté Philippe Courtois, l'avocat des parties civiles. Ce dernier a déclaré que "le tribunal a condamné son comportement routier, car l'homme avait déjà été sanctionné pour des délits de vitesse dans son passé et n'en a tiré aucune conséquence."

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