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Air Cocaïne : la juge d'instruction avait demandé la géolocalisation de Nicolas Sarkozy

Selon les informations du "JDD", la justice s'est intéressée aux communications de l'ancien chef de l'État lorsque l'affaire a éclaté.

Nicolas Sarkozy à Saint-Étienne
Nicolas Sarkozy à Saint-Étienne
Crédit : JEFF PACHOUD / AFP
Julien Absalon
Julien Absalon

La justice a cherché à savoir si Nicolas Sarkozy était impliqué dans l'affaire Air Cocaïne. La juge d'instruction Christine Saunier-Ruellan, chargée d'enquêter sur ce trafic de drogue en République dominicaine, a demandé la géolocalisation de deux téléphones portables de l'ancien chef de l'État en mars et avril 2013. Les factures détaillées de ses communications, sur une période allant de mars 2013 à avril 2014, ont également été étudiées.

Le JDD, qui révèle l'information dimanche 1er novembre, explique que cette vérification a été commandée dans le plus grand secret à la brigade financière de la police judiciaire mais qu'elle n'a rien donné. "Quant à l'exploitation des éléments relatifs aux lignes téléphoniques utilisées par Nicolas Sarkozy, il n'était mis en exergue aucun lien entre l'usage de celles-ci et l'enquête en cours", indique un rapport cité par le journal.

Client de l'entreprise qui louait l'avion en cause

La période étudiée pour la géolocalisation des portables de Nicolas Sarkozy correspond à la date à laquelle l'affaire a éclaté. C'est en effet le 19 mars 2013 que les autorités dominicaines avaient intercepté un Falcon 50 qui devait faire route vers Saint-Tropez avec près de 700 kg de cocaïne. Quatre Français présents dans l'appareil avaient alors été arrêtés puis condamnés à 20 ans de prison. Deux d'entre eux, les pilotes Pascal Fauret et Bruno Odos ont tout récemment regagné la France alors qu'ils étaient sous le coup d'une interdiction de quitter la République dominicaine dans l'attente de leur appel.

Si Nicolas Sarkozy a fait l'objet de soupçons, c'est sans doute parce qu'il figure parmi la liste des clients de l'entreprise qui louait l'avion d'affaires au lunetier Alain Afflelou. Une expertise avait d'ailleurs été effectuée sur trois vols de l'ex-président entre décembre 2012 et février 2013. Ce dossier avait finalement été classé sans suite.

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