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Affaire Crédit lyonnais - Adidas : Bernard Tapie doit rembourser les 404 millions d'euros obtenus en 2008

En 2008, un tribunal arbitral privé lui avait octroyé cette somme, mais cette sentence a été annulée en début d'année car elle est entachée d'un soupçon de fraude.

Bernard Tapie
Bernard Tapie
Crédit : AFP / FRED DUFOUR
La rédaction numérique de RTL & AFP

La décision est tombée. Bernard Tapie devra rembourser "la somme de 404.623.082,54 euros" obtenus en 2008 pour mettre un terme à son litige avec le  Crédit Lyonnais sur la revente d'Adidas en 1994, a annoncé ce jeudi 3 décembre la cour d'appel de Paris qui a rejeté les demandes de l'homme d'affaires. Il devra en outre rembourser le coût de la procédure d'arbitrage qui s'élève à 300.000 euros. 

En 2008, un tribunal arbitral privé lui avait octroyé cette somme, mais cette sentence a  été annulée en début d'année car elle est entachée d'un soupçon de fraude. L'homme d'affaires, qui se juge floué par la banque, avait déjà obtenu 135 millions d'euros en 2005 devant la cour d'appel mais cet arrêt avait été cassé par la Cour de cassation en 2006. Le 29 septembre dernier, il avait réclamait entre 516 millions et 1,174 milliards d'euros en réparation du préjudice économique qu'il estime avoir subit lors de la revente de l'équipementier en 1994 à l'homme d'affaires Robert Louis-Dreyfus. 

Pas de fautes

D'une part, la cour d'appel indique dans un communiqué qu'elle a estimé "irrecevables" les demandes présentées par le Groupe Bernard Tapie. Sur le fond, elle juge que "la SDBO et Clinvest", les deux filiales du Crédit lyonnais visées par l'homme d'affaires, "n'ont pas commis les fautes qui leur sont reprochées".

Pour la cour d'appel, le "prix de vente - 2,085 milliards de francs - correspondait à la valeur réelle d'Adidas à la date de la cession". De plus, les sociétés de Bernard Tapie "disposaient, à la date de la vente d'Adidas, des mêmes éléments d'information que la banque, notamment sur les perspectives de redressement d'Adidas"."Et le groupe Tapie, au vu de ses résultats catastrophiques de 1992, n’était en mesure ni d’obtenir les apports en capital importants qu’exigeait le redressement d'Adidas, ni dès lors de conserver durablement les titres et d’envisager une mise en bourse d’Adidas pour son propre compte", estime la cour.

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