2 min de lecture

Accusé d'avoir drogué 300 femmes, l'ex-DRH du ministère de la Culture tente de reprendre une activité de consultant sous une fausse identité

Mis en examen dans une affaire qui compte près de 300 victimes, Christian Nègre a tenté de reprendre une activité de consultant RH sous une fausse identité, alors que l'enquête judiciaire se poursuit.

Le ministère de la Culture, à Paris, en 2007

Crédit : JACQUES DEMARTHON / AFP

Accusé d'avoir drogué 300 femmes, l'ex-DRH aurait repris une activité de consultant sous une fausse identité

00:01:34

Plana Radenovic - édité par La rédaction numérique de RTL

Je m'abonne à la newsletter « Infos »

Mettre RTL en favori sur Google

Christian Nègre refait parler de lui. L'ancien haut fonctionnaire du ministère de la Culture, mis en examen dans une affaire qui compte près de 300 victimes, a tenté de retravailler comme consultant en ressources humaines. Selon nos informations, il aurait exercé pour le cabinet parisien 3R Consultants sous une fausse identité, en se faisant appeler "Bernard".

Une tentative de retour professionnel qui intervient alors que l'information judiciaire le concernant est toujours en cours. Christian Nègre n'a pas encore été jugé et reste libre sous contrôle judiciaire.

Une situation qui fait réagir les victimes. Sylvie Deleuzen est l'une des près de 300 plaignantes. "Ça me choque qu'il continue, d'autant plus qu'il négocie des appels d'offres pour des risques psychosociaux, ce genre de choses. Quand on connaît le type d'agression qu'il a commise, c'est un peu particulier quand même. C'est difficilement acceptable de l'entendre", lance-t-elle au micro de RTL.

"C'est extrêmement choquant"

Pour Sylvie Deleuzen, l'attente judiciaire est devenue particulièrement difficile. "C'est extrêmement choquant de continuer d'attendre. Là, on a besoin de perspectives, on a besoin d'un calendrier, on a besoin d'une date de procès, on a besoin de savoir comment va s'organiser le procès". 

Elle souhaite également que Christian Nègre soit placé en détention provisoire dans l'attente de son éventuel procès : "On aimerait bien que notre agresseur soit en préventive en attendant, vu le nombre de victimes qu'il a faites". 


Cette affaire avait éclaté en 2018, après la plainte d'une femme qui avait surpris Christian Nègre en train de la photographier sous une table lors d'un entretien professionnel. L'exploitation de son ordinateur avait ensuite permis aux enquêteurs de découvrir un tableau recensant 181 entretiens avec des femmes. 

Près de 300 victimes identifiées

 À ce stade, près de 300 victimes ont été identifiées, dont au moins 180 se sont constituées parties civiles. En février dernier, le parquet de Paris avait par ailleurs appelé d'éventuelles nouvelles victimes à se manifester. Sept ans après les premières révélations, l'information judiciaire se poursuit. Les investigations pourraient être clôturées à la fin de l'année 2026, ouvrant la voie à un procès attendu courant 2027.

Jeudi prochain, les plaignantes sont conviées au tribunal de Paris pour faire le point sur l'avancée de la procédure. En attendant, Christian Nègre reste libre sous contrôle judiciaire.

La rédaction vous recommande

L’actualité par la rédaction de RTL dans votre boîte mail.

Grâce à votre compte RTL abonnez-vous à la newsletter RTL info pour suivre toute l'actualité au quotidien

S’abonner à la Newsletter RTL Info

Ne laissez pas Google décider de vos sources.

Ajouter RTL comme source préférée