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300 volontaires, 56 hectares inspectés, une application en source ouverte : les recherches pour retrouver Manon Relandeau se poursuivent

Près de Nantes, une battue citoyenne encadrée par les gendarmes a réuni 300 volontaires pour tenter de retrouver Manon Relandeau, disparue depuis fin mars. Les recherches ont permis de relever plusieurs éléments, désormais en cours d’analyse.

Des gendarmes enquêtent sur la disparition de Manon Relandeau le 29 avril 2026

Crédit : Mathieu Lopinot / RTL

Disparition Manon Relandeau

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Nicolas Bauby & Athénaïs Cornette de Saint Cyr & AFP

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Après la disparition de Manon Relandeau à Saint-Étienne-de-Montluc, près de Nantes, les gendarmes ont encadré ce samedi 23 mai une battue citoyenne afin de tenter de retrouver la mère de famille de 31 ans, qui n’a plus donné signe de vie depuis le 27 mars dernier. Sa disparition avait été signalée le 3 avril.

Le conjoint de Manon Relandeau, âgé de 41 ans et de nationalité algérienne, a pris l’avion le 2 avril avec leur fille, alors âgée de 15 mois, à destination de l’Algérie. Il a été arrêté le 27 avril dans son pays d’origine, où il a été placé en détention provisoire. L’enfant se trouvait avec lui au moment de son interpellation.

Dans cette affaire, un chauffeur de taxi et une femme de ménage ont été mis en examen pour "association de malfaiteurs en vue de la préparation d’un crime" et "modification des lieux d’un crime".

300 volontaires mobilisés

Sous une chaleur écrasante, 300 personnes ont ratissé méticuleusement près de 65 hectares de champs, sous la supervision des gendarmes. "On va essayer de rester à un mètre les uns des autres, quasiment à se toucher la main, et on va faire en large toute la parcelle qui appartient à la personne qui est recherchée", a expliqué un gendarme.

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"Manon est une amie de la jeune femme disparue. Ça me paraissait normal de venir pour soutenir la famille, soutenir tout le monde et puis retrouver Manon. Elle manque à beaucoup de monde et je pense que là on a envie de savoir ce qui s’est passé", a confié une proche au micro de RTL. "On connaît très bien les victimes. Sa maman, son père, ses amis sont encore beaucoup plus concernés. On ne croyait jamais être confrontés à ça. On voit ça dans les films", a témoigné un autre participant.

De nombreux éléments révélés

"Les gendarmes prendront une photo, plotent le point GPS, font remonter à la section de recherche qui est présente aussi avec nous au PC", a expliqué le lieutenant-colonel Gonzague Caffart, commandant la compagnie de gendarmerie de Nantes. Auparavant, les bénévoles, équipés de bâtons, de gilets jaunes et de chaussures de marche, s’étaient réunis dans une salle municipale avant d’être répartis en sept groupes. Les recherches seront "inscrites en procédure", a-t-il souligné. À la fin de l’opération, les volontaires transmettront aux autorités, "via une application en source ouverte, le cheminement qu’ils auront parcouru".

Des drones, des équipes cynophiles et des survols en hélicoptère avaient permis aux gendarmes de cartographier le secteur, qui comprend notamment des zones marécageuses.

Samedi soir, la gendarmerie a indiqué que la battue avait permis de relever "de nombreux éléments" qui vont être "traités pour analyse", sans davantage de précisions sur leur nature. En outre, 56 hectares sur les 65 prévus ont pu être inspectés, avec "quatre points d’eau détectés grâce à cette battue". Les zones qui n'ont pas été couvertes le seront soit par les gendarmes soit par une nouvelle battue, selon les résultats d'analyse, annonce l'AFP. Une annonce confirmée par RTL.

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