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"Vladimir Poutine n'a qu'une hantise que le peuple se rebelle" : la Russie risque-t-elle d'être bientôt à court de carburants ?

La Russie commence à restreindre ses exportations de kérosène, tandis que les frappes ukrainiennes fragilisent ses raffineries. Des pénuries apparaissent déjà dans certaines régions.

Le chef d'Etat russe Vladimir Poutine lors d'une réunion avec le chef de la région autonome de Tchoukotka à Anadyr (Russie), après sa visite en Alaska avec Donald Trump.

Crédit : SPUTNIK / AFP

La Russie risquerait-elle d'être bientôt "à sec" de carburants ?

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La Russie risquerait-elle d'être bientôt "à sec" de carburants ?

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Bénédicte Tassart - édité par Alexian Giron

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Le gouvernement russe va restreindre ses exportations de kérosène. La Russie risque-t-elle d'être bientôt "à sec" et en manque de carburants ? Dès le début de la guerre en Ukraine, c'était un pacte implicite entre les Russes et le Kremlin. Ce dernier livrait sa guerre en Ukraine mais la population russe ne devait pas en payer les conséquences. Désormais, les failles se multiplient : 1,3 million de Russes ont été tués, blessés ou sont disparus, et l'économie est en récession au premier trimestre 2026.

Actuellement, des automobilistes à Sébastopol dans le Sud-Ouest de la Crimée, font la queue aux stations service et utilisent des tickets de rationnement. Les pénuries de carburant ne se ressentent pas à Moscou mais dans les régions éloignées de l'est du pays. Le prix de l'essence est certes plus cher mais encore raisonnable. 

Concernant le kérosène pour les avions, il a été rationné pour la première fois à Moscou. Ce carburant, qui traditionnellement est vendu aux pays amis du Kirghizistan, Kazakhstan, ou encore de l'Ouzbékistan, est désormais réservé aux besoins russes, au moins pour les six mois à venir. C'est le signe que les frappes ukrainiennes visent juste. 

La Russie perd 100 millions de dollars de revenus par jour

Au mois de mai 2026 : 16 attaques ont été recensées contre des installations de production de carburants russes, selon un décompte de Bloomberg. Huit des dix plus grandes raffineries russes ont été ciblées dont Rosneft, Gazprom, Lukoil, ou encore le terminal pétrolier de Novorossiisk touché en mer Noire. La Russie perd ainsi 100 millions de dollars de revenus par jour. Il faut également ajouter les arraisonnements de la flotte fantôme comme le dimanche 31 mai dernier par la Marine française au large de la Bretagne. Le contournement des sanctions contre le pétrole russe coûte de plus en plus cher au Kremlin. 

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Cette situation inquiète-t-elle Vladimir Poutine ? Le président russe n'a qu'une hantise : que le peuple se rebelle. Son cauchemar principal est de finir comme Mouammar Kadhafi, le président libyen lynché en 2011. Il a peur de terminer seul, de voir une foule russe qui gronde parce qu'elle n'a plus d'essence. Cela peut être l'étincelle qui embrase la Russie. Les mauvaises nouvelles se multiplient à Moscou et la situation devient délicate en interne pour Vladimir Poutine. 

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