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Démissions à répétition, élections locales ratées : le Premier ministre britannique Keir Starmer peut-il tenir encore longtemps ?

Au bord de la rupture, Keir Starmer fait face à une fronde inédite au sein du Labour après une série de démissions et un revers électoral majeur. Contesté jusque dans son camp, le Premier ministre britannique pourrait être poussé vers la sortie, sur fond de nouvelle crise politique au Royaume-Uni.

Le Premier ministre britannique Keir Starmer le 16 mai 2026.

Crédit : Tom Nicholson / POOL / AFP

Keir Starmer peut-il tenir encore longtemps ?

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Bénédicte Tassart & AFP

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Keir Starmer est plus fragilisé que jamais à Downing Street. Selon la presse britannique, le Premier ministre pourrait vivre ses dernières heures au pouvoir, alors que son ministre de la Santé, Wes Streeting, a annoncé jeudi 15 mai sa démission pour lancer une offensive contre lui. En difficulté depuis plusieurs jours, le chef du gouvernement travailliste apparaît de plus en plus isolé, contesté jusque dans son propre camp.

La crise politique s’est aggravée après les élections locales du 7 mai, marquées par un revers sévère pour le Labour. Le parti a perdu près de 1.500 postes, notamment au profit de la droite radicale de Nigel Farage et de son parti Reform UK. Keir Starmer, accusé par ses adversaires internes d’être trop indécis et sans relief, a pourtant tenté de tenir bon. 

La pression sur le chef du gouvernement travailliste s’est encore accentuée en début de semaine : quatre secrétaires d’État ont démissionné et 86 députés travaillistes, sur 403, ont appelé à son départ.

Une instabilité politique depuis le Brexit

Mercredi 13 mai, à Westminster, Keir Starmer a présenté au roi le programme de son gouvernement pour les prochaines années, comme si la crise politique n’existait pas. Mais malgré une volonté affichée de rester en place, il semble désormais à court d’élan, sans initiative nouvelle ni cap politique clair.

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Si son départ se confirme, le Royaume-Uni connaîtrait son septième Premier ministre en dix ans depuis le référendum sur le Brexit. Une instabilité qui alimente les interrogations sur la capacité du pays à se gouverner durablement. Entre croissance en berne, malaise social et échéances électorales à venir, les travaillistes cherchent désormais un dirigeant jugé plus solide pour affronter la suite.

Plusieurs candidats pour le remplacer

Selon les règles du parti, tout prétendant à la succession doit réunir le soutien de 81 députés travaillistes, soit 20% du groupe Labour à la Chambre des communes, pour pouvoir déclencher une élection interne. Wes Streeting, bien vu par l’aile droite du parti, suscite en revanche la méfiance de la gauche travailliste, qui lui préfère Angela Rayner ou le maire du Grand Manchester, Andy Burnham.

Andy Burnham part avec un handicap de taille : malgré sa popularité au sein du Labour, le maire du Grand Manchester, âgé de 56 ans, devra d’abord être élu député à Westminster lors d’une législative partielle avant de pouvoir participer à l’élection du futur chef du parti. Le nom d’Al Carns circule également avec insistance. Cet ancien officier de marine de 46 ans, aujourd’hui député de Birmingham, serait prêt à entrer dans la course, selon le Times, "si quelqu’un donne le coup d’envoi".

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