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VIDÉO - "Envoyé Spécial" : le témoignage de Maxime, jeune homosexuel tchétchène torturé

Le magazine présenté par Élise Lucet est allé à la rencontre d'un jeune homme tchétchène qui témoigne des tortures qu'il a subi à cause de son homosexualité.

Maxime, jeune homosexuel tchétchène torturé sans son pays.
Maxime, jeune homosexuel tchétchène torturé sans son pays.
Crédit : ©Capture France 2
Sarah Ugolini

C'est un témoignage glaçant qu'ont pu découvrir les téléspectateurs. Ce jeudi 23 novembre, "Envoyé Spécial" diffusait un reportage intitulé "Chasse à l'homme en Tchétchénie". Dans ce sujet, les journalistes ont enquêté sur l'impitoyable persécution des homosexuels à laquelle se livre la Tchétchénie depuis le début de l'année. Ils sont persécutés, torturés et tués, parfois même par des membres de leur propre famille. Les équipes d'Élise Lucet ont pu recueillir le témoignage de plusieurs hommes homosexuels victimes de ces sévices, dont celui de Maxime. 

Le jeune homme raconte à visage découvert les tortures qu'il a subi du simple fait de son homosexualité. "Ils m'ont fait très mal aux jambes et aux bras, quand je suis parti de Tchétchénie, je pouvais à peine me déplacer", confie-t-il. Des brutalités qu'il n'a de cesse de se remémorer, encore sous le traumatisme. "Encore aujourd'hui j'ai des cauchemars, je revois ce que j'ai vécu là-bas", explique le jeune homme. 

Il y avait des cris, des gémissements, des supplications.

Maxime, jeune homosexuel victime de tortures en Tchétchénie.

"Toutes les nuits, ils amenaient de nouvelles personnes. Il y avait des cris, des gémissements, des supplications. Je les entends encore", confie-t-il la voix étranglée. Avec l'aide de plusieurs ONG et du réseau LGBT, Maxime a porté plainte contre les autorité tchétchènes. Ensemble, ils demandent à la justice russe de faire la lumière sur ce qu'ils considèrent comme "un crime d'État".

"Je ne veux pas me sentir sans protection dans mon pays. Je ne veux pas sentir qu'à n'importe quel moment quelqu'un peut venir me tuer. Si on ferme les yeux sur ce qu'il se passe en Tchétchénie, alors pourquoi ça n'arriverait pas ailleurs en Russie ?", s'insurge le jeune homme. Et pour Maxime de conclure : "Personne ne sait les fils de qui ou les filles de qui seront emmenés la prochaine fois". 

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