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Venezuela : Maduro exclut l'opposition de la présidentielle

Le président a exclu les partis d'opposition qui ont boycotté les élections municipales, se tenant en ce moment au Venezuela, dans l'optique de la présidentielle de l'an prochain.

Nicolas Maduro, le président du Vénézuela
Nicolas Maduro, le président du Vénézuela Crédit : AFP / LEO RAMIREZ
Nicolas Skopinski
et AFP

Le président vénézuélien Nicolas Maduro a affirmé dimanche que les principaux partis d'opposition seraient exclus de l'élection présidentielle de 2018, en raison de leur boycott du scrutin municipal, largement remporté par le parti présidentiel. Plus de 300 des 335 mairies seraient ainsi dans son giron.

"Tout parti qui n'a pas participé aujourd'hui et qui a appelé au boycott des élections ne peut plus participer", a déclaré le dirigeant socialiste lors d'une conférence de presse, affirmant qu'il s'agissait là d'un "critère de l'Assemblée nationale constituante", intégralement composée de partisans du chef de l'Etat. Le président s'exprimait à l'issue d'une journée électorale marquée par une participation apparemment faible, avec de nombreux bureaux de vote quasi-déserts, alors que la victoire de son camp semble presque assurée en l'absence des trois principaux partis d'opposition, ceux de Henrique Capriles, Leopoldo Lopez et Henry Ramos Allup.

"Nous devons nous préparer dès maintenant pour l'élection présidentielle", a déclaré le chef de l'État. Ce scrutin est programmé pour décembre 2018 mais sera sans doute avancé au premier trimestre selon nombre d'analystes. Le vice-président Tareck El Aissami a déjà annoncé que Nicolas Maduro, élu en 2013, briguerait un second mandat l'an prochain, malgré sa faible popularité, dans un contexte de grave crise économique et de réprobation de sa gestion de la crise politique par la communauté internationale.

"Le message est très clair, c'est par la voie du vote que nous voulons des solutions pour le pays", géant pétrolier ruiné notamment par la chute des cours du brut, a lancé le successeur d'Hugo Chavez.

L'opposition a déçu

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Après la colère au printemps, avec trois mois de manifestations exigeant le départ du président Maduro et qui ont fait 125 morts, l'heure semble être au découragement dans le pays, face à une crise économique qui provoque de graves pénuries d'aliments et de médicaments, ainsi qu'une inflation galopante, attendue à plus de 2.300% en 2018 par le FMI.

L'opposition a déçu : deux ans après sa victoire historique aux élections législatives, où elle avait remporté pour la première fois depuis 1999 la majorité au Parlement, elle se déchire entre partisans du dialogue et adeptes d'une ligne plus dure. Et si les trois principaux partis de la Table de l'unité démocratique (MUD) ont renoncé à présenter des candidats aux municipales, certaines formations y participent de façon indépendante.

La MUD se rend compte qu'aucune stratégie - confrontation dans la rue ou négociation - ne semble ébranler le chavisme (du nom d'Hugo Chavez, président de 1999 à sa mort en 2013), qui garde la mainmise sur la quasi-totalité des institutions. Emblème de cette hégémonie : l'Assemblée constituante, aux pouvoirs très étendus, a confisqué ceux du Parlement, unique instance contrôlée par l'opposition, après qu'elle ait annoncé vouloir renverser l’exécutif, à peine élue.

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