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Un vaccin contre la rougeole
Crédit : Schneyder Mendoza / AFP
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Le drame est survenu à Palerme, au sud de l'Italie, dans la nuit du mercredi 19 au jeudi 20 août : Anna Rosa Bartolotta, une petite fille de 4 ans, est morte à l'hôpital des suites de la diphtérie. Ses parents, persuadés que l'autisme d'un cousin découlait du vaccin, s'étaient opposés à faire vacciner leur fille à la naissance.
Selon La Repubblica, qui révèle l'information, les premiers symptômes sont apparus au début de la semaine qui a précédé le décès. La petite fille est alors saisie de fièvre, d'une perte d'appétit et de vomissements. Les parents pensent d'abord à une maladie bénigne jusqu'à ce que le pédiatre de la famille insiste pour la faire hospitaliser, le mardi, soupçonnant un cas de diphtérie. Un conseil qu'ils ne suivront que quatre jours plus tard : les parents conduisent Anna Rosa Bartolotta à l'hôpital Civico de Palerme le samedi suivant, constatant des difficultés respiratoires et l'aggravation de sa fièvre.
Sur place, la petite fille est intubée puis transférée au service de réanimation pédiatrique, et enfin admise au service de chirurgie cardiaque. De nombreuses procédures ont été tentées pour la sauver, en vain.
Selon le quotidien, la vaccination contre la diphtérie est obligatoire en Italie, qui a connu ses derniers cas intérieurs dans les années 1990 ; depuis, de rares cas y ont été détectés, et la maladie avait totalement disparu depuis dix ans. Au niveau européen, le dernier cas a eu lieu en Espagne il y a quatre ans.
Le risque de contagion est important : les trois frères et sœurs de l'enfant ont depuis été vaccinés et son cousin, lui aussi âgé de 4 ans, présente des symptômes similaires. Il a été hospitalisé et vacciné, bien que son état ne soit pas jugé inquiétant. Une enquête a été ouverte par le parquet de Palerme. Une autopsie et des analyses doivent être pratiquées afin de déterminer avec certitude la cause du décès.
La théorie d'un lien entre vaccins et autisme, que rien n'étaie, est répandue. Elle a récemment été agitée par Donald Trump lui-même, à l'occasion de la signature d'un décret contenant de nouvelles recommandations en matière de vaccins. "Il y a des décennies, les enfants ne recevaient qu'une petite fraction des vaccins demandés aujourd'hui. À l'époque les gens étaient en bien meilleure santé et, bien sûr, le taux élevé d'autisme que nous voyons aujourd'hui n'existait pas", avait par exemple déclaré le président américain dans le Bureau ovale.
La recherche médicale n'a jamais établi de liens entre autisme et vaccination, mais le président américain comme son ministre de la Santé Robert F. Kennedy Jr continuent de suggérer qu'il pourrait y en avoir un.
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