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Une Australienne expulsée des Emirats arabes unis après des "insultes" sur Facebook

Détenue 53 heures par les autorités, l'Australienne Jodi Magi s'est dite "traumatisée" par l'expérience.

Le réseau social Facebook (illustration)
Le réseau social Facebook (illustration)
Crédit : LOIC VENANCE / AFP
La rédaction numérique de RTL & AFP

Une chose est sûre : on ne plaisante pas sur les réseaux sociaux aux Emirats arabes unis et Jodi Magi en a fait les frais. L'Australienne de 39 ans a été expulsée ce mardi 14 juillet après avoir été arrêtée et condamnée à une amende pour avoir mis sur Facebook des propos jugés "insultants" révèle une source judiciaire à Abou Dhabi.

En février dernier, Jodi Magi avait posté sur son profil une photo d'une voiture garée entre deux places réservées aux handicapés, près de son appartement à Abou Dhabi, accompagnée d'un texte comportant "des propos insultants, dégradants". Suite à une plainte de la propriétaire de la voiture - une Européenne -, elle a admis devant la police avoir mis en ligne la photo mais pas le texte incriminé.

"Une expérience traumatisante"

Jodi Magi a été condamnée en avril par contumace à une amende de 10.000 dirhams (2.720 dollars) et à l'expulsion. En mai, l'Australienne a comparu devant un tribunal, en compagnie de son avocat et d'un interprète, pour contester le verdict. Son appel a été rejeté en juin. Le 12 juillet, elle s'est acquittée de l'amende en se présentant au parquet qui a ordonné son incarcération et son expulsion, avant d'être placée mardi soir sur un vol pour Bangkok, "une destination de son choix", selon la source judiciaire.

Dans un long message posté sur son site internet, Jodi Magi a déclaré partir "décompresser au Laos" après 53 heures en détention. Elle a affirmé avoir été "enchaînée aux chevilles, fouillée au corps, forcée de dormir sur un sol en béton sans matelas ou oreiller et sans avoir accès à du papier toilette ou à des ustensiles pour manger". Jugeant "extrême" la réaction des autorités, l'Australienne s'est dite "assez traumatisée par l'expérience" et "le cœur brisé" par les histoires des femmes rencontrées en détention.

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