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Un soldat français tué, plusieurs autres militaires blessés... Ce que l'on sait de l'attaque de drone en Irak

Un soldat français a perdu la vie et plusieurs autres ont été blessés lors d’une attaque de drone contre une base militaire près d’Erbil, dans le nord de l’Irak. Cette attaque, attribuée à une milice chiite pro-iranienne, marque la première perte française depuis le début du conflit opposant l’Iran aux États-Unis et à Israël.

Le Kurdistan irakien. Photographie documentaire quotidienne de la ville d'Arbil et de ses environs, le 15 octobre 2022

Crédit : Martin Bertrand / Hans Lucas / Hans Lucas via AFP

Guerre en Iran : ce que l'on sait sur l'attaque en Irak qui a coûté la vie à un militaire français

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AFP - édité par Eléonore Aparicio

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Un soldat français a été tué et cinq autres blessés lors d’une attaque de drone sur une base militaire près d’Erbil, dans le nord de l’Irak, à proximité de la frontière iranienne dans la nuit de jeudi à vendredi. La victime, Arnaud Frion, adjudant-chef du 7e bataillon de chasseurs alpins de Varces, est le premier militaire français à perdre la vie dans le conflit opposant l’Iran face aux États-Unis et Israël qui a débuté le 18 février par l'opération "Epic Fury".

"À sa famille, à ses frères d’armes, je veux dire toute l’affection et la solidarité de la Nation", a écrit Emmanuel Macron sur X qualifiant cette attaque d'"inacceptable". "Leur présence en Irak s’inscrit dans le strict cadre de la lutte contre le terrorisme. La guerre en Iran ne saurait justifier de telles attaques", a précisé le chef de l'État. 

Une milice chiite pro-iranienne pointée du doigt

L’attaque n’a pas été officiellement revendiquée, mais la milice chiite irakienne pro-iranienne Ashab al-Kahf a déclaré peu de temps après l'attaque viser les intérêts français dans la région. Une décision prise en réaction au déploiement du porte-avions Charles-de-Gaulle dans la Mediterranée. "Nous annonçons à partir de cette nuit que tous les intérêts français en Irak et dans la région seront sous le feu de nos attaques", a indiqué le groupe irakien.

Ashab al-Kahf signifie "gens de la grotte". Le groupe peu connu a fait son apparition il y a moins de 10 ans. Il est financé et entraîné par l’Iran et revendique plusieurs attaques sur des cibles américaines en Irak, des bases militaires. Ces attaques se sont intensifiées vers fin 2020 suite à une frappe ciblée américaine à Bagdad, la capitale.

Ce bombardement, qui a coûté la vie au général iranien Qassem Soleimani, figure majeure des Gardiens de la révolution et proche du guide suprême, a marqué un tournant pour la milice Hachab al-Khaf, qui a depuis intensifié ses attaques et renforcé sa présence en Irak.

La France engagée en Irak dans "la lutte contre Daesh"

L'état-major français des Armées a indiqué ce vendredi que les militaires blessés étaient "engagés dans des actions de formation à la lutte contre le terrorisme auprès de partenaires irakiens". La présence militaire française en Irak s’inscrit depuis 2014 dans le cadre de la coalition internationale mise en place pour lutter contre l’organisation État islamique. Aujourd’hui, environ 600 soldats français sont déployés sur le territoire irakien.

Leur mission consiste principalement à former et à conseiller les forces armées irakiennes ainsi que les combattants kurdes, afin de renforcer la sécurité et la stabilité dans la région. Ce dispositif est particulièrement concentré autour d’Erbil, la capitale du Kurdistan irakien, située dans le nord du pays, à proximité de la frontière avec l’Iran. C’est précisément dans cette zone stratégique qu’a eu lieu la frappe de drone qui a coûté la vie à un militaire français.

Le rôle "défensif" de la France dans la guerre contre l'Iran

Le président français a récemment insisté sur le caractère défensif de l’engagement de la France dans la guerre déclenchée le 28 février. Ce conflit s’étend désormais à plusieurs pays de la région, sous l’effet de tirs de missiles et de drones menés par Téhéran.

Face à cette situation, Paris a renforcé sa présence militaire afin de protéger les ressortissants français et de soutenir ses partenaires, notamment au Liban et dans les pays de la péninsule arabique. Au cœur de ce dispositif figure le porte-avions Charles-de-Gaulle et son groupe aéronaval, déployés en Méditerranée orientale.

Ce dispositif mobilise également huit frégates et deux porte-hélicoptères amphibies, couvrant une vaste zone allant de la Méditerranée à la mer Rouge et jusqu’au détroit d’Ormuz, dans le Golfe.

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