1. Accueil
  2. Actu
  3. International
  4. Turquie : Recep Erdogan, un président qui se rêve en sultan du monde musulman
2 min de lecture

Turquie : Recep Erdogan, un président qui se rêve en sultan du monde musulman

PORTRAIT - Cet été, une galerie de portraits de celles et ceux qui nous dirigent et que l'on ne connaît pas toujours très bien aujourd'hui. Ce dimanche, coup de projecteur sur Recep Erdogan.

Recep Tayyip Erdogan, le 27 mai 2021.
Recep Tayyip Erdogan, le 27 mai 2021.
Crédit : Turkish Presidency / Murat Cetin / ANADOLU AGENCY / Anadolu Agency via AFP
Turquie : Recep Erdogan, un président qui se rêve en sultan du monde musulman
05:03
Brice Dugénie - édité par Thomas Pierre

Le dimanche cet été, une galerie de portraits de celles et ceux qui nous dirigent et que l'on ne connaît pas toujours très bien aujourd'hui. Coup de projecteur sur Recep Erdogan. Le tout puissant président turc a fait son entrée en politique dans les années 80, dans un parti qui prônait la politique au nom de l'islam. 

Le parcours politique de celui qui aujourd'hui se rêve en sultan du monde musulman est un parcours semé d'embûches et d'épreuves dont il est sorti à chaque fois plus fort et dont il a profité pour s'asseoir un peu plus.

Istanbul, mégalopole turque de plus de 12 millions d'habitants, ville accrochée entre l'Europe et l'Asie, est un décor idéal pour un tremplin politique. Recep Tayyip Erdogan l'a bien compris. Celui qui n'est alors que le membre d'un Parti conservateur islamique fait campagne pour les élections municipales avec un leitmotiv, la lutte contre la corruption. 

Maire d'Istanbul

Lui, le gamin d'un quartier d'Istanbul, fils du capitaine d'un bateau qui assure la traversée des passagers sur le Bosphore. 1994, il est élu maire d'Istanbul : "Je suis heureux, car nous sommes rassemblés et nous ne faisons qu'un peuple d'Istanbul. Nous avons tenu jusque-là. Vous m'avez porté et je ne vous ai pas lâché"

À lire aussi

Il se revendique du peuple : "Je ne fais pas partie du peuple parce que j'ai été élu maire. J'ai été élu maire parce que je suis issu du peuple et je n'ai jamais rompu avec le peuple, avec mes origines et je ne le ferai jamais". Et rapidement affiche des ambitions qui vont bien au delà des quartiers de cette ville. "Notre tâche n'est pas un simple marathon. Cela va bien au delà. Notre rôle est un combat pour l'humanité qui est le combat d'une vie. C'est pour cela qu'il nous faudra beaucoup d'énergie et consommation", dit-il alors.

Sa popularité grandit, mais dans une Turquie des années 90 ultra laïque, l'armée, gardienne des institutions, observe l'ascension de celui qui dit agir au nom d'Allah pour un discours jugée discriminatoire et prosélyte. Recep Tayyip Erdogan, pourtant maire d'Istanbul, sera condamné puis jeté en prison pendant dix mois à sa sortie. 

Changement de stratégie

Fini la lutte frontale contre les institutions laïques. Il veut se relever et il change de discours, prend ses distances avec les figures islamiques turques, prône l'ouverture et le libéralisme économique. L'homme n'a pas changé. Il avance plus discret et donne des gages au service de son ambition et de sa manœuvre. Les législatives, la présidentielle, rien ne semble pouvoir résister à l'ambition de celui qui se verrait bien en représentant du monde musulman. Lui, le nostalgique de l'Empire ottoman. 

La rédaction vous recommande

Commentaires

Afin d'assurer la sécurité et la qualité de ce site, nous vous demandons de vous identifier pour laisser vos commentaires.
Cette inscription sera valable sur le site RTL.fr.

Signaler un commentaire

En Direct
/