2 min de lecture Défense

Terrorisme : la France annonce la mort d'un chef jihadiste au Sahel

La ministre des Armées Florence Parly a annoncé ce mardi la mort du chef djihadiste Ali Maychou, numéro 2 d'Al-Qaïda au Sahel. Il a été tué en octobre.

Un soldat de l'armée française au Sahel (illustration)
Un soldat de l'armée française au Sahel (illustration) Crédit : PHILIPPE DESMAZES / AFP
Maeliss
Maeliss Innocenti et AFP

Alors qu'elle est en tournée dans les pays du Sahel, Florence Parly a annoncé ce mardi 5 novembre la mort du Marocain Abou Abderahman al Maghrebi, alias Ali Maychou, considéré comme le numéro 2 et leader religieux du Groupe de soutien à l'islam et aux musulmans (GSIM), organisation jihadiste reliée à Al-Qaïda. La ministre des Armées a précisé que le jihadiste a été tué "dans la nuit du 8 au 9 octobre" sur le sol malien en coordination avec les forces maliennes et un soutien américain.

Ce Marocain était "le deuxième terroriste le plus recherché au Sahel -y compris par les Américains", a déclaré la ministre dans l'avion qui la ramenait de Gao, au Mali, vers la France. Il avait rejoint Al-Qaïda au Maghreb islamique (AQMI) en 2012.

Il en était devenu le leader spirituel avant de participer à la fondation du Groupe de soutien à l'islam et aux musulmans (GSIM) en 2017 avec Iyad ag Ghali, le numéro un de l'organisation dont il était le plus proche fidèle (et qui est en tête de la liste des personnes recherchées).

"Désorganiser ces mouvements en profondeur"

Cerveau de l'expansion d'Al Qaïda au Sahel, artisan de l'unité des katibas du sud au sein du GSIM, Ali Maychou est le deuxième personnage d'importance du GSIM tué cette année, après la mort de l'Algérien Djamel Okacha, alias Yahya Abou El Hamame en février. "Il s'agit de la neutralisation d'un personnage très influent", a déclaré Florence Parly, au lendemain de sa visite au Burkina Faso, où elle a rencontré des forces spéciales françaises.

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"Il est très important de désorganiser ces mouvements en profondeur", a-t-elle aussi souligné, "mais cela ne signifie pas que ces mouvements s'autodétruisent en parallèle". "Il faut continuer ce travail de contre terrorisme mais ce n'est qu'un élément" de la tâche à accomplir pour sécuriser les pays du Sahel, a-t-elle rappelé en mentionnant l'importance d'accompagner les forces armées locales pour qu'elles gagnent en autonomie.

"La véritable victoire sera celle des armées sahéliennes", a fait valoir la ministre  alors que la situation sécuritaire dans la zone est fortement dégradée. 

La nouvelle de cette élimination intervient quelques jours après la mort de Ronan Pointeau, soldat français dans le nord-est du Mali, tué par un engin explosif. Le groupe Etat islamique au Grand Sahara (EIGS), autre organisation jihadiste active au Mali, a revendiqué cette attaque, de même que celle d'un camp militaire du Nord du pays où 49 soldats ont été tués vendredi (deux autres sont morts samedi tués par une explosion dans le centre).

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