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Tempête imminente en Grande-Bretagne, un mois de pluie attendu

La Grande-Bretagne attend l'arrivée d'une nouvelle tempête, qui devrait déverser l'équivalent d'un mois de pluie sur la pays et pourrait conduire à l'évacuation d'un millier d'habitations.

Une personne à Aberystwyth, au Pays de Galles, en Grande-Bretagne, le 12 février 2014 (illustration).
Une personne à Aberystwyth, au Pays de Galles, en Grande-Bretagne, le 12 février 2014 (illustration). Crédit : AFP
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et AFP

Une nouvelle tempête en provenance de l'Atlantique se dirigeait vendredi 14 février vers la Grande-Bretagne, menaçant de déverser l'équivalent d'un mois de pluie sur de larges portions du pays peinant déjà à gérer l'hiver le plus humide depuis 250 ans. Selon la météo britannique, une tempête mêlant vent, pluie et neige va traverser tout le pays en commençant par le sud-ouest de l'Angleterre vendredi matin.

Les fortes pluies pourraient conduire à l'évacuation d'un millier d'habitations supplémentaires, a indiqué l'Agence britannique de l'Environnement au quotidien The Daily Telegraph, avec des précipitations allant jusqu'à 40 mm en six heures.

Cameron demande de l'aide à l'UE


L'Agence a mis en garde contre des vagues énormes sur la côte sud de l'Angleterre, où la tempête, accompagnée de vents soufflant jusqu'à 128 km/h, est associée à une grande marée. Cette nouvelle tempête arrive seulement deux jours après que des vents dignes d'un ouragan ont dévasté le pays, faisant un mort et privant d'électricité quelque 56.000 foyers. Pour faire face à ces intempéries hors normes, le Premier ministre David Cameron a demandé jeudi l'aide financière de l'UE.

"Nous cherchons à obtenir de l'aide de la part de l'Union européenne", a déclaré David Cameron. "L'argent que je cherche à obtenir pour les agriculteurs britanniques vient du budget de l'UE", a encore précisé le Premier ministre, qui s'est engagé en janvier 2013 à organiser d'ici 2017 - s'il est réélu - un référendum sur une sortie de son pays de l'Union.

Réunion de crise

"Mais je pense que là où les pays étrangers peuvent le plus aider, c'est au niveau de l'expertise. Avoir des spécialistes néerlandais pour pomper l'eau et organiser des systèmes de protection contre les inondations a été très utile", a encore dit David Cameron. Le Premier ministre, qui a pris personnellement le dossier des inondations en main alors que son gouvernement était accusé d'inaction par des habitants en colère, a de nouveau présidé jeudi une réunion de crise sur les intempéries.

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Accompagnée de vents de plus de 160 km/h, la dernière vague d'intempéries a causé la mort d'un homme par électrocution, et entraîné des perturbations dans les transports, avec des fermetures d'axes routiers et ferroviaires. L'Irlande voisine a été également particulièrement touchée par les coupures d'électricité, avec 260.000 foyers privés de courant au pic de la tempête et encore 165.000 affectés jeudi après-midi, a indiqué à l'AFP la compagnie irlandaise ESB.

La Tamise pourrait atteindre son plus haut niveau depuis 60 ans


Cette tempête a également causé en Irlande 80.000 coupures sur le réseau téléphonique et internet, ainsi que d'importantes perturbations dans les liaisons de trains, ferries et bus du pays, conduisant également les aéroports de Shannon et Cork (ouest) à fermer temporairement du fait des vents violents.

Dans de telles conditions, la Tamise pourrait atteindre ce week-end par endroits son plus haut niveau depuis soixante ans. Les autorités ont indiqué aux habitants de Windsor et du Surrey (ouest de Londres), où un millier de personnes ont été évacuées, qu'ils étaient exposés à de nouveaux risques d'inondations et devaient s'attendre à de nouvelles perturbations.

5.800 habitations inondées

Au total, depuis début décembre, 5.800 habitations ont été inondées au Royaume-Uni. Ces intempéries relèvent d'une "crise naturelle quasiment sans précédent", a estimé Patrick Sanders, le responsable de l'armée chargé de diriger les efforts des 2.000 militaires mobilisés pour aider les sinistrés et construire des digues. Le gouverneur de la Banque d'Angleterre Mark Carney a même jugé que le chaos entraîné par ces intempéries risquait d'entraver la reprise économique dans le pays.

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