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Syrie : "On ne peut pas rester sur le ni Daesh ni Bachar al-Assad", estime Jean-Pierre Raffarin

LE GRAND JURY - Le sénateur de la Vienne se dit favorable à des frappes aériennes en Syrie mais "très réservé" à une intervention au sol.

Jean-Pierre Raffarin au Grand Jury le 6 septembre 2015
Jean-Pierre Raffarin au Grand Jury le 6 septembre 2015
Crédit : RTL / Frédéric Bukajlo / Abacapress
Jean-Pierre Raffarin invité du "Grand Jury" du 6 septembre 2015
51:09
Le "Grand Jury" - Jean-Pierre Raffarin - Partie 1 du 06/09/2015
27:51
Le "Grand Jury" - Jean-Pierre Raffarin - Partie 2 du 06/09/2015
23:23
Julien Absalon
Julien Absalon

Face à la montée de la menace terroriste et à l'afflux de réfugiés obligés de fuir les zones de guerre, François Hollande envisage de mener des frappes aériennes en Syrie contre l'État islamique. Une option approuvée par Jean-Pierre Raffarin, invité dimanche 6 septembre du Grand Jury RTL-LCI-Le Figaro. "Nous avons déjà fait un certain nombre d'interventions aériennes et je ne suis pas opposé à ce que des cibles soient définies en Syrie, le tout à l'intérieur de la coalition", dit-il.

L'ancien Premier ministre, qui constate que "la frontière irako-syrienne est devenue très incertaine", se dit en revanche "très réservé" sur une intervention militaire au sol. L'hypothèse, défendue par Bruno Le Maire mais écartée par l'exécutif, rappelle à Jean-Pierre Raffarin le dossier de la guerre d'Irak lancée en 2003 : "J'ai cette culture chiraquienne".

D'une manière générale, le membre des Républicains estime surtout que "la politique étrangère de la France mériterait clarification" sur la question syrienne. Pour lui, le gouvernement de Bachar Al-Assad, avec qui les relations diplomatiques sont rompues, ne peut pas être considéré de la même manière que l'État islamique : "On ne peut pas rester sur le 'ni Daesh ni Bachar-Al-Assad'. On ne peut pas rester dans cette situation. Il faut hiérarchiser les priorités. Ça veut pas dire qu'on va être l'allié de l'un et l'ennemi de l'autre. On ne peut pas les mettre toujours sur le même plan".

Revoir les relations avec l'Iran, la Russie et les États-Unis

Le président de la commission des affaires étrangères, de la défense et des forces armées du Sénat affirme ainsi que d'autres points de la diplomatie doivent être revus. "Je veux parler de notre relation avec la Russie et l'Iran. Je crois qu'il faut éclaircir la situation car ce sont des acteurs de premier rang avec lesquels il faut avoir un certain nombre de discussions", estime-t-il.

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Les rapports avec la Russie, compliquée depuis la crise ukrainienne et la non-livraison de deux navires Mistral, intéresse particulièrement Jean-Pierre Raffarin : "Je pense qu'il faut avoir un dialogue avec Poutine qui ne se résume pas à la question de la Crimée. Nous avons un certain nombre d'intérêts communs avec la Russie".

En conclusion, Jean-Pierre Raffarin juge également nécessaire de revoir les rapports avec les États-Unis : "Nous voyons bien qu'avec eux, nous avons des différends qu'il faut clarifier. Ils ont un rôle majeur de la relation avec la Russie. Nous avons fait un effort important mais ils ne nous facilitent pas toujours la vie. Nous devons revenir à l'indépendance de la politique étrangère de la France".

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