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Syrie : Les Kurdes "ne nous ont pas aidés en Normandie", dit Trump

Après le retrait des troupes américaines de Syrie, la Turquie a lancé une offensive militaire contre les Kurdes, alliés essentiels du combat contre Daesh dans la région.

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Les Kurdes "ne nous ont pas aidés en Normandie", dit Trump Crédit Image : BRENDAN SMIALOWSKI / AFP | Crédit Média : RTL | Date :
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Philippe Corbé
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édité par Thomas Pierre

Le président Trump a laissé les Turcs attaquer les Kurdes au nord de la Syrie. Sans surprise, ses menaces de détruire l’économie turque n’ont pas fait changer d’avis le président Erdogan. 

Des témoins sur place faisaient état de bombardements de populations civiles, le président Trump disait encore que le président turc allait traiter les Kurdes "humainement", avant d’expliquer : "Ça fait des siècles qu’ils se battent entre eux. Maintenant les Kurdes se battent pour leur terre". 

Et quand des journalistes lui rappelaient qu’il abandonnait les Kurdes, qui s’étaient battus avec les Américains, pour les Américains, en Syrie, pour mettre fin au califat de Daesh, le président a eu une phrase vraiment curieuse à propos des Kurdes : "Ils ne nous ont pas aidés pendant la Deuxième Guerre mondiale, ils ne nous ont pas aidés en Normandie !". 

Pourquoi une telle décision de Trump?

Qu’est-ce qui s’est passé, pourquoi le président Trump a-t-il pris cette décision? Alors il rappelle sans cesse, que c’est une promesse de campagne. C’est vrai, se retirer du Moyen-Orient. Il est furieux de ne pas avoir pu se retirer d’Afghanistan, il avait décidé en décembre dernier, du jour au lendemain, de se retirer de Syrie. Son ministre de la Défense avait démissionné en lui reprochant d’abandonner ses alliés. 

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Finalement, le retrait a été progressif. Mais tout a basculé dimanche lors d’un entretien téléphonique avec le président turc Erdogan. Les collaborateurs du président Trump lui avait préparé une fiche où était écrit en gros "Dire à Erdogan de rester au nord de la frontière". Et Donald Trump n’a pas suivi ce qui était préparé.

Erdogan a été le plus malin. La Maison Blanche a publié un communiqué en pleine nuit annonçant le retrait des troupes américaines. Au réveil, le président a semblé surpris que certains de ses proches soutiens le critiquent très violemment, en l’accusant de trahison, de condamner les Kurdes à mort.

Une décision contestée

Alors il a tweeté et dit qu’il n’avait pas donné de feu vert à la Turquie, que si elle attaque les Kurdes il s’attaquera à l’économie turque. Mais ce mercredi matin. deux tweets du président semblaient justifier pourquoi il ne viendra pas aider les alliés kurdes. Et une heure plus tard, la Turquie a attaqué. Et cette décision est contestée dans son camp, et y compris dans les forces armées. 

Sur la ligne de front auprès des Kurdes, un officier des forces spéciales a été joint par une journaliste de Fox News. Il raconte être témoin d’atrocités commises par les turcs, il dit que c’est de "la folie", que c’est "horrible" de voir ses alliés, "implorer" leur soutien, mais ils ont reçu l’ordre de ne pas leur venir en aide. Il dit qu’il n’a jamais ressenti "une telle honte" de sa carrière. Et que de nombreux prisonniers djihadistes vont bientôt être libres. 

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