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Prise d'otage de Sydney : l'un des deux otages tué par la police

Durant la prise d'otages dans un café de Sydney, un otage a été tué par des éclats de balles de police.

Un mémorial à Sydney le 16 décembre 2014
Un mémorial à Sydney le 16 décembre 2014 Crédit : AFP
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La rédaction numérique de RTL
et AFP

L'un des deux otages tués à Sydney dans un café en décembre 2014 a été victimes de balles de la police. 

Deux otages - le gérant du café Tori Johnson, 34 ans et Katrina Dawson, une avocate mère de trois enfants de 38 ans - avaient péri lors de l'assaut lancé dans la nuit du 15 au 16 décembre, de même que l'auteur de l'attaque, Man Haron Honis. Plusieurs autres personnes avaient été blessées.

Avocate et mère de trois enfants, Katrina Dawson, 38 ans, est décédée lors de l'assaut final mené par la police "touchée par six éclats d'une ou plusieurs balles de la police qui ont ricoché sur des surfaces solides", a déclaré Jeremy Gormly, l'avocat chargé d'assister le coroner, qui enquête sur les causes de la mort en cas de décès violent.

"Je ne détaillerai pas les dommages qu'a subis Mme Dawson et dirai seulement qu'un éclat a touché un vaisseau sanguin majeur. Elle a rapidement perdu connaissance et est décédée peu après", a-t-il ajouté.

L'autre otage a été tué par le preneur d'otages

Le gérant du café Tori Johnson a quant à lui été tué par le preneur d'otages, qui lui a tiré dans l'arrière de la tête avec un fusil à canon scié, peu après que plusieurs otages se furent enfuis de l'établissement.

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"M. Monis l'a fait s'agenouiller sur le sol du café. Après un court laps de temps, M. Monis lui a simplement tiré dans l'arrière de la tête sans préavis ni avertissement", a dit Jeremy Gormly. "L'extrémité du canon était à environ 75 centimètres de la tête de M. Johnson au moment du tir. M. Johnson est certainement décédé sur le coup".

L'avocat a indiqué qu'un tireur d'élite de la police avait vu la scène. L'ordre a alors été donné aux agents d'intervenir.

L'enquête du coroner qui s'est ouverte jeudi doit déterminer les circonstances des décès. Elle portera aussi sur le déroulement des événements, l'attitude de la police et les motivations du preneur d'otages.

Monis tué par la police

Lors de l'assaut, les policiers ont ouvert le feu à vingt-deux reprises après avoir jeté onze grenades aveuglantes dans le Lindt café de Martin Place, au centre de Sydney.

"Plusieurs balles et des éclats de balles ont touché Monis qui, semble-t-il, est mort instantanément", a déclaré M. Gormly.

Pendant les événements, qui ont commencé le 15 décembre à 8h33, le preneur d'otages a tiré au total cinq cartouches avec son fusil, sans toucher personne à l'exception de Tori Johnson, "même s'il semble qu'il ait essayé" de viser des otages, a ajouté l'avocat.

Monis agissait-il au nom de l'Etat islamique ?

L'enquête devra aussi déterminer si les affirmations de Monis qui prétendait agir au nom de l'organisation Etat Islamique (EI) sont fondées et si l'homme était en cheville avec des organisations terroristes.

"Pour le moment, il semble qu'il n'avait pas pris de contact" avec l'EI, a indiqué Jeremy Gormly.

Une autre enquête a été ordonnée par le gouvernement fédéral et celui de Nouvelle-Galles-du-Sud et ses conclusions doivent être rendues publiques dans les prochains jours.

Peu après le dénouement de la prise d'otages, le Premier ministre Tony Abbott avait demandé, à l'instar de nombreux Australiens, pourquoi Monis n'était pas sous surveillance policière et pourquoi il avait obtenu la nationalité australienne. Le preneur d'otages avait en particulier posté sur internet des propos semblant prêter allégeance à l'organisation EI dans le mois ayant précédé le drame.

Les Australiens se demandent aussi pourquoi cet homme était en liberté sous contrôle judiciaire alors qu'il était inculpé de complicité de meurtre ainsi que de multiples délits à caractère sexuel.

Engagée aux côtés des Américains dans la lutte contre les combattants de l'EI en Irak et en Syrie, l'Australie avait relevé en septembre son niveau d'alerte global face à la menace terroriste représentée par les jihadistes de retour d'Irak et de Syrie.

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