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Soudan du Sud : plus de 200 civils en fuite se noient dans un naufrage

Entre 200 et 300 civils qui fuyaient les combats au Soudan du Sud ont péri dans le naufrage de leur bateau.

Des soldats de l'ancienne armée rebelle du SPLA à Malakal au Soudan du Sud, le 12 janvier 2014.
Des soldats de l'ancienne armée rebelle du SPLA à Malakal au Soudan du Sud, le 12 janvier 2014. Crédit : SIMON MAINA / AFP
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et AFP

"Entre 200 et 300 personnes", des civils sud-soudanais fuyant les combats qui ravagent le Soudan du Sud, "dont des femmes et des enfants" sont mortes noyées quand le bateau qui les transportait a coulé, a affirmé le porte-parole de l'armée Philip Aguer, ce mardi 14 janvier à l'AFP. "Le bateau était surchargé", a-t-il ajouté.

"Ils fuyaient les combats qui ont repris à Malakal", la capitale de l’État pétrolier du Haut-Nil (nord-est), a expliqué le porte-parole, selon qui l'accident est survenu ce mardi matin. Mais des médias locaux ont de leur côté indiqué qu'il s'était produit plus tôt, dans la nuit de dimanche à lundi.

Intenses combats


Les combats continuaient de faire rage dans plusieurs endroits du pays ce mardi. A Malakal, les rebelles ont mené une nouvelle attaque pour tenter de prendre la ville. "Il y a des combats dans et autour de Malakal", a affirmé le chef des opérations humanitaires de l'ONU, Toby Lanzer. Selon lui, le nombre de déplacés venus se réfugier dans la base onusienne locale a doublé, passant de 10.000 à 19.000 personnes.

L'armée a de son côté fait état d'intenses combats au sud de Bor, capitale de l’État du Jonglei (est), au cœur des affrontements depuis leur début mi-décembre. L'armée tente là de reprendre le dessus sur les rebelles, qui contrôlent la ville. "Nous marchons vers Bor, il y eu de très intenses combats tard lundi", a dit Philip Aguer. Le porte-parole de l'armée a par ailleurs nié que les rebelles avait pris le port de Mongalla, situé à une cinquantaine de kilomètres au nord de la capitale sud-soudanaise Juba, sur la route de Bor. "Nous sommes au nord de Mongalla, nous contrôlons complètement" la zone, a-t-il ajouté, confirmant en revanche des combats persistants à une vingtaine de km au sud de Juba.

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Les combats qui sévissent dans la jeune Nation depuis le 15 décembre sur fond de rivalité entre le président Salva Kiir et son ex-vice président Riek Machar, limogé en juillet, ont déjà fait quelque 400.000 déplacés et "beaucoup plus" de 1.000 morts, selon l'ONU. Salva Kiir a accusé Riek Machar et ses alliés de tentative de coup d’État. Riek Machar nie, reprochant à Salva Kiir de vouloir simplement éliminer ses rivaux.

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