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Sorties cash et menaces violentes : comment la guerre en Iran a relancé les débats sur une éventuelle destitution de Donald Trump

Donald Trump est un adepte des sorties brutales et menaçantes. Sauf que ces déclarations spontanées interrogent outre-Atlantique… et relancent le débat sur sa potentielle destitution.

Donald Trump, le 5 décembre 2025.

Crédit : POOL / GETTY IMAGES NORTH AMERICA / Getty Images via AFP

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Des sorties qui posent question. Ce n'est un secret pour personne, Donald Trump est un adepte des phrases fortes et des punchlines. Quand les dirigeants iraniens sont accusés d'être une "bande de tarés" ou d'être des "malades mentaux" un jour, on leur commande d'ouvrir le "putain" détroit d'Ormuz, sous peine de "vivre en enfer" le lendemain.

Mais la brutalité du président américain a franchi un nouveau cap mardi 7 avril 2026, lorsqu'il a menacé l'Iran "d'anéantir toute une civilisation", quelques heures avant que son ultimatum arrive à expiration.

Cette déclaration a eu un sacré effet dans les rangs des politiques américains. Comme le rapporte NBC News, plus de 70 parlementaires ont déclaré dans des publications distinctes sur les réseaux sociaux que le cabinet de Trump devait invoquer le 25ᵉ amendement de la Constitution et le déclarer inapte à exercer ses fonctions, que le Congrès devait le destituer et le condamner, ou les deux.

Pour rappel, le 25ᵉ amendement établit la procédure à suivre en cas de destitution, impeachment en anglais. Pour destituer un président, il faudrait le soutien de la majorité de son cabinet et de son vice-président et que ces derniers témoignent de "l'incapacité d'exercer les pouvoirs et de remplir les devoirs de sa charge" du président. Or, rien n'indique qu'un membre du cabinet envisage cette possibilité actuellement.

"Aucun président saint d'esprit ne promettrait d'éradiquer une civilisation entière"

Le sénateur Chris Murphy, démocrate du Connecticut, fait partie de ceux qui veulent voir cet amendement s'appliquer. "Aucun président sain d'esprit ne promettrait publiquement d'éradiquer une civilisation entière", a-t-il déclaré sur X. "Menacer de crimes de guerre constitue une violation flagrante de notre constitution et des Conventions de Genève", a fait savoir Ro Khanna, démocrate de Californie, sur X. 

Il est à noter que certains conservateurs et d'autres alliés récents de Trump ont également relayé cet appel. Par exemple, Marjorie Taylor Greene, ancienne membre du Congrès et républicaine de Géorgie, a qualifié son message sur la mort de la civilisation iranienne de "diabolique et insensé"; rapporte CNN.

Des appels réitérés après l'annonce du cessez-le-feu

Le récent cessez-le-feu en Iran annoncé mardi 7 avril n'a pas changé le discours des politiques américains. "Qu’il s’agisse d’un cessez-le-feu temporaire ou non, Trump a déjà commis un acte passible de destitution", a déclaré le représentant Seth Moulton, démocrate du Massachussetts.

Les rappels à l'ordre ont même dépassé les frontières du Congrès américain. Le compte X officiel des Nations Unies a publié un rappel des Conventions de Genève, ajoutant que "les guerres ont des règles".


Trump a déjà fait l'objet de deux procédures de destitution durant son premier mandat. Il a été acquitté à chaque fois par un Sénat à majorité républicaine. À l'approche des élections de mi-mandat de 2026, qui risquent de redistribuer les sièges au sein des chambres parlementaires, la menace d'une troisième procédure hante les pensées de l'impétueux homme d'État.

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