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Selon l'OCDE, "l'impact budgétaire" de l'immigration pourrait être positif

Dans son rapport annuel paru ce jeudi 28 octobre, l’Organisation de Coopération et de Développement économiques affirme que l'immigration a un impact faible sur le budget de l'État. Contrairement aux idées reçues, le coût des immigrés peut même s’avérer positif pour le développement économique.

Le logo de l'OCDE le 29 mai 2013 (illustration).
Le logo de l'OCDE le 29 mai 2013 (illustration).
Crédit : ERIC PIERMONT / AFP
Lison Bourgeois & AFP

La suppression des allocations pour les étrangers ferait "une économie de 20 à 30 milliards" selon le potentiel candidat à l'élection présidentielle Éric Zemmour. Pourtant, le rapport remis ce jeudi 28 octobre par l’Organisation de Coopération et de Développement économiques (OCDE) indique plutôt l'inverse.

En faisant le ratio entre les contributions versées par les immigrés et les dépenses publiques de l'État, l'OCDE estime, dans une étude consacrée à leur "impact budgétaire", que ce coût s'équilibre. Et peut même être positif

Ainsi, de multiples contributions de la part des immigrés sont prises en compte dans ce rapport qui porte sur ses 25 États-membres pour la période 2006-2018. Selon les mots utilisés par le rapport, "la contribution des immigrés sous la forme d'impôts et de cotisations est supérieure aux dépenses que les pays consacrent à leur protection sociale, leur santé et leur éducation".

En France, une personne née à l'étranger contribue de 1,02% au PIB en moyenne

En France, par exemple, la contribution budgétaire nette des personnes nées à l'étranger est de 1,02% du PIB. 

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"Ce qui focalise le débat public, notamment en France, c'est le coût que peut représenter l'immigration en termes de dépenses sociales, de santé, etc. On montre que cette question ne devrait pas nous obséder, car quand on fait le compte, on observe que la contribution est positive jusqu'à la prise en compte des dépenses militaires et de la dette publique", analyse pour l'AFP Jean-Christophe Dumont, chef de la division Migrations de l'OCDE. 

Il y a un quiproquo entre les situations individuelles et l'impact de l'ensemble des immigrés

Lionel Ragot, professeur d'économie à l'université Paris-Nanterre

Lionel Ragot estime qu'il y a "un quiproquo entre la situation individuelle des immigrés et l'impact de l'ensemble de leur population". Puis il éclaircit ses propos : "Individuellement, les immigrés sont plus au chômage, perçoivent plus d'allocations, c'est vrai. C'est le raccourci qui est souvent mis en avant pour dire qu'ils coûtent très cher à la France." Le professeur d'économie à l'université Paris-Nanterre soutient que "ce résultat individuel est compensé par une structure d'âge, avec des immigrés qui sont souvent dans la population active et qui donc cotisent beaucoup".

Aujourd'hui, selon l'OCDE, les dépenses publiques consacrées aux immigrés sont plus faibles que pour le reste de la population dans les domaines tels que les pensions de vieillesse et de réversion, la maladie, l'invalidité, l'éducation, la santé.

Mais l'OCDE va plus loin en réalisant une simulation d'un taux d'emploi similaire au reste de la population, les immigrés pourraient générer 0,2% du PIB supplémentaires pour les comptes publics. Selon l’Organisation de Coopération et de Développement économiques, la contribution des populations immigrées pourrait donc être beaucoup plus positive avec une politique d'intégration réussie.

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