1 min de lecture Crise en Grèce

Référendum en Grèce : pour l'Allemagne, de nouvelles négociations sont "difficilement imaginables"

Alors que la victoire du "non" au référendum grec se profile, les partenaires européens d'Athènes ont immédiatement réagi.

Le ministre allemand de l'Economie Sigmar Gabriel a déclaré dimanche que de nouvelles négociations des Européens avec Athènes paraissaient "difficilement imaginables" après le non grec au référendum.
Le ministre allemand de l'Economie Sigmar Gabriel a déclaré dimanche que de nouvelles négociations des Européens avec Athènes paraissaient "difficilement imaginables" après le non grec au référendum. Crédit : Jörg Carstensen / DPA / AFP
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Le ministre des Finances grec l'assure : "le non est un outil pour tendre la main à nos partenaires". Mais Berlin, pour qui le Premier ministre grec Alexis Tsipras "a coupé les derniers ponts" entre la Grèce et l'Europe, ne l'entend pas de cette oreille. Pour le vice-chancelier allemand, le ministre de l'Économie Sigmar Gabriel, "après le refus des règles du jeu de la zone euro, tel qu'il s'exprime par le vote non, des négociations sur des programmes d'aide chiffrés en milliards paraissent difficilement imaginables".

Pour Moscou, qui s'exprimait à travers la voix d'un vice-ministre russe de l'Économie, Alexeï Likhatchev, cette victoire du non aux propositions des créanciers lors du référendum de ce dimanche 5 juillet, est "un pas vers la sortie de la zone euro". "Une éventuelle sortie de la Grèce de la zone euro serait une sorte de thérapie de choc pour l'Union européenne", a-t-il avancé, ajoutant s'attendre à ce que l'"euro chute en premier temps face au dollar, mais pas de manière catastrophique".

L'Italie confiante

Face à ces réactions, l'Italie semble plus confiante. La zone euro "est en mesure de faire face à une crise de confiance et à d'éventuelles attaques spéculatives", a affirmé dimanche soir une source proche du ministère italien de l'Économie et des Finances. "L'incertitude au regard de l'avenir de la Grèce ne manquera pas de générer une volatilité sur les marchés financiers", a reconnu le communiqué du ministère italien, qui a souligné que l'Italie bénéficie d'une "reprise économique" et d'"un déficit inférieur à 3%".

En Espagne, Podemos ravi

Allié du grec Syriza, le parti d'extrême-gauche du Premier ministre grec Alexis Tsipras, l'Espagnol Pablo Iglesias a estimé sur Twitter que la "démocratie l'a emporté en Grèce". Le chef du parti antilibéral espagnol Podemos avait appelé samedi à voter non.

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"La joie se respire au siège de Syriza", a de son côté déclaré Rafael Mayoral, un autre dirigeant de Podemos, depuis la Grèce.

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