1 min de lecture Prise d'otages à Bamako

Prise d'otages à Bamako : "les entreprises doivent aussi tenir compte de la sécurité de leurs collaborateurs"

REPLAY / INVITÉ RTL - Au moment où une prise d'otage se déroule dans un hôtel de Bamako au Mali, le directeur Corpguard, David Hornus, estime que l'État n'a pas les moyens d'assurer à lui seul la sécurité partout.

Christelle Rebiere L'invité de RTL Midi Christelle Rebière
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Julien Sellier Crédit Média : Christelle Rebière,Julien Sellier | Durée : | Date : La page de l'émission
RTL Midi -  Christelle Rebière
Christelle Rebière et Julien Sellier

Alors que les forces spéciales maliennes ont donné l'assaut pour libérer 170 personnes retenues en otage dans l'hôtel Radisson de Bamako au Mali depuis plusieurs heures, David Hornus, directeur de la société spécialisée dans la sécurité économique Corpguard décrit une situation tendue dans la région. Boko Haram au Nigeria, Al Qaida au Maghreb islamique, Al Qaida dans la péninsule arabique près du Yémen et le groupe État islamique sur la partie Syrie-Irak-Kurdistan : "nous avons affaire à une menace protéiforme", dit-il. Même si la tension était retombée au Mali, la menace était toujours présente.

Cet ancien officier la direction du renseignement militaire pointe "la naïveté et faiblesse des institutions et des gens qui continuent à de déplacer dans le monde sans prendre la mesure du risque auquel ils sont exposés dans les zones sensibles". Pour autant, pas question de limiter les déplacements des Français. "Si on commence à refréner nos capacités commerciales et nos déplacements, on a déjà perdu la guerre !", dit-il.

Une cible de choix pour les ravisseurs

Les hôtels comme le Radison sont une cible de choix pour les terroristes. Situé dans une capitale, l'hôtel appartient à une chaîne de renom et est connu pour recevoir des occidentaux et des membres d'organisations internationales.

Le commando semble être arrivé très facilement aux abords de l'hôtel, à bord d'une voiture diplomatique. Sur un site sensible de ce type, "plus vous mettez des barrières et des pare-feu (chicanes, barrages, blocs de béton...), plus vous limitez le risque d'intrusion", dit David Hornus. Selon lui, la sécurité économique en France et à l'étranger doit aussi être prise en compte par les entreprises. L'État ne "peut pas être partout", d'autant que la guerre est intérieure et extérieure. 

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