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Primaires américaines 2016 : Marco Rubio jette l'éponge

Défait dans son état par Donald Trump, le jeune sénateur de Floride a abandonné la course chez les Républicains mardi 15 mars. Hillary Clinton et Donald Trump demeurent les grands favoris des primaires avec une victoire dans trois états chacun.

Marco Rubio a renoncé à la course à l'investiture chez les Républicains après sa défaite en Floride le 15 mars.
Marco Rubio a renoncé à la course à l'investiture chez les Républicains après sa défaite en Floride le 15 mars.
Geoffroy Lang & AFP

Donald Trump, qui déchire le camp républicain, a de nouveau frappé fort lors d'un "super mardi" des primaires américaines où Hillary Clinton a creusé encore un peu plus l'écart dans le camp démocrate le 15 mars. La victoire éclatante du milliardaire de 69 ans en Floride marque la fin de l'aventure présidentielle du jeune sénateur Marco Rubio, qui ne portera pas les couleurs républicaines lors de l'élection présidentielle du 8 novembre. Mais l'homme d'affaires de New York, qui l'a également emporté dans l'Illinois et en Caroline du Nord, n'a pas, comme il l'espérait, assommé ce nouveau rendez-vous des primaires.

Avec une victoire dans son État de l'Ohio, le gouverneur John Kasich est devenu de facto le candidat de la base traditionnelle du parti. "Cela pourrait être un tournant", a réagi à Cleveland (Ohio), Russ Walcher, comptable de 48 ans, venu soutenir son gouverneur. "Cela montre qu'une défaite de Donald Trump est possible. Après cette soirée, le pays, si ce n'est le monde entier, saura qui est John Kasich", estimait de son côté Mike Gonidakis, un influent conservateur local et soutien de John Kasich. "Beaucoup de gens nous rejoignent", a réagi ce dernier, enthousiaste. "Aucun n'aura 1.237 délégués", a-t-il asséné, pour mieux se convaincre que la course restait ouverte.

Si aucun des candidats n'atteint ce seuil à la fin des scrutins en juin, l'investiture sera déterminée à la convention de Cleveland, en juillet, selon une procédure complexe qui pourrait entraîner une féroce bataille. "Nous devons rassembler notre parti", a tenté Donald Trump avant de reprendre - visiblement fatigué - son discours traditionnel sur la "colère" qui gronde en Amérique. Nombre de ténors du parti républicain sont tiraillés entre leur farouche volonté de faire barrage au magnat de l'immobilier dont ils dénoncent les violentes diatribes et la perspective d'un troisième mandat démocrate consécutif à la Maison Blanche, du jamais vu depuis la Seconde guerre mondiale. 

Un triplé pour Hillary Clinton

La soirée fut très bonne pour Hillary Clinton, qui, après un échec en 2008 lors de la primaire face à Barack Obama, espère cette fois-ci devenir la première femme de l'histoire à accéder à la Maison Blanche. Au-delà de la Floride, l'ancienne secrétaire d'État l'a aussi emporté comme attendu en Caroline du Nord face au sénateur du Vermont Bernie Sanders. Mais sa victoire la plus belle de la soirée est celle de l'Ohio, état plus industriel où son adversaire partait en position plus favorable.

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Comme depuis le début des primaires, Hillary Clinton enregistre des scores impressionnants au sein des minorités. Selon les sondages sortie des urnes, elle a ainsi remporté 73% du vote noir dans l'Ohio et 80% en Caroline du Nord. Mais la base de Bernie Sanders parmi les jeunes démocrates ne s'érode pas : 85% des 18-29 ans ont voté pour lui dans l'Ohio, 73% en Caroline du Nord.

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En cas de résultats serrés, chacun obtiendrait un nombre proche de délégués, ce qui ne bouleverserait pas la course. Avant mardi, Hillary Clinton avait engrangé une avance confortable avec environ 770 délégués contre 550 pour Bernie Sanders. La barre à atteindre est de 2.383. Mais l'ex-Première dame dispose aussi de l'appui déclaré de près de 500 élus et responsables démocrates qui auront le droit de vote à la convention de Philadelphie, en juillet. "Ce jour est incroyablement important pour notre mouvement", a affirmé Bernie Sanders. "Le gouvernement appartient à nous tous, pas simplement à quelques riches", a-t-il ajouté, reprenant l'un de ses thèmes favoris de campagne. 

Des discours vulgaires condamnés par Barack Obama

Le président Barack Obama qui a voté par procuration mardi 15 mars dans l'Illinois pour la primaire démocrate, a dénoncé, sans le nommer, Donald Trump et la tonalité de sa campagne. "Nous avons entendu des discours vulgaires et sources de division qui visent les femmes, les minorités", a déclaré le président sortant, soulignant que ces dérapages étaient néfastes pour l'image de l'Amérique. "Qui sommes-nous ? Comment sommes-nous perçus à travers le monde ? Le monde est attentif à ce que nous disons et à ce que nous faisons", a-t-il prévenu.
 
Dans l'Ohio, le gouverneur John Kasich a engrangé sa première victoire aux primaires, alors que les résultats s'annonçaient très serrés. "Nous avons un bel élan", a affirmé ce dernier sur ABC. "Je ne vais pas prendre la route des bassesses vers la Maison Blanche comme on a vu certains le faire", a ajouté celui qui joue son va-tout dans son Etat. Fait extraordinaire dans cette campagne où les républicains anti-Trump ont tardé à s'organiser, Marco Rubio avait implicitement appelé ses partisans à voter Kasich dans l'Ohio afin de faire barrage au milliardaire.

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