3 min de lecture Présidentielle américaine

Présidentielle américaine 2016 - Le Top 5 : Donald Trump se positionne pour les armes à feu après avoir été contre

AU CŒUR DE LA CAMPAGNE - Le candidat républicain était pourtant favorable a un durcissement des conditions du port d'armes au début de sa campagne.

Donald Trump
Donald Trump Crédit : SCOTT OLSON / GETTY IMAGES NORTH AMERICA / AFP
Philippe Corbé
Philippe Corbé
Journaliste RTL

C’est l’un des sujets les plus épidermiques de la politique américaine, un de ceux qui marquent le plus la différence entre républicains et démocrates : les armes seront au cœur de la campagne entre Clinton et Trump. Le candidat républicain vient de recevoir le soutien de la NRA, la National Riffle Association. Le lobby des armes fait croire à ses millions de membres que Barack Obama et les démocrates ne rêvent que de leur confisquer leurs armes, ce dont se défend Hillary Clinton. Mais Donald Trump relaie ces craintes infondées, en expliquant que le droit de porter des armes, garanti par le deuxième amendement de la constitution, est en jeu en novembre.

Pourtant, avant de s’engager dans la course républicaine, Donald Trump faisait partie de ceux qui souhaitaient durcir les conditions du port d’armes, comme il l’avait indiqué dans ce tweet posté après la fusillade de Sandy Hook en 2012 pendant laquelle 26 personnes dont 20 enfants avaient été fauchés. Il saluait ainsi le discours de Barack Obama pour un contrôle du port d'armes plus strict. 

Trump devra torturer lui-même, prévient un ancien patron de la CIA

Remarquable documentaire diffusé sur CBS, Spymasters, réalisé par Jules et Gédéon Naudet. Les deux réalisateurs d’origine française ont interrogé plusieurs anciens directeurs de la CIA et d’autres responsables de l’agence sur l’histoire de la lutte anti-terroriste depuis le 11 septembre 2001. Le documentaire évoque notamment la proposition de Donald Trump de réaliser le supplice de la baignoire ("waterboarding") pour faire parler les terroristes.

La pratique a été interdite en 2006 par l’administration Bush, choix confirmé par l’équipe Obama. Plusieurs anciens directeurs de la CIA dénoncent cette proposition du candidat républicain. L’un d’entre eux, qui a dirigé l’agence sous Georges W. Bush, assure que si un président imposait le rétablissement de cette forme de torture, il devrait "le faire lui-même avec son seau", car aucun agent de la CIA ne voudrait obéir.

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The Spymasters CIA in the Crosshairs - 48 Hours HD

Le dernier des républicains anti-Trump se range derrière lui

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Si Hillary Clinton espérait encore profiter de la division de l’appareil du Parti républicain pour déstabiliser Donald Trump, elle doit être déçue. Le dernier des éléphants républicains qui refusait encore l’idée de se rallier à Trump n’a pu que s’y résoudre. Lindsey Graham est l’un des sénateurs les plus influents à Washington. Il a été brièvement candidat à la Maison Blanche l’an passé et c’est un ami intime de John McCain, le candidat du parti en 2008. Lorsque le choix s’est affiné entre Cruz et Trump, il avait dit que l’alternative était comme choisir entre "se faire tirer dessus ou empoisonner". Il s’était finalement rangé derrière Ted Cruz, en vain, avant de se rallier finalement à Donald Trump, discrètement, dans le huis clos d’une soirée de levée de fonds en Floride.

Sanders, Clinton et "Le Mal"

Lors d’une interview dans l’émission politique d’ABC, le candidat socialiste soulignait à quel point les deux favoris Trump et Clinton sont massivement impopulaires dans les sondages d’opinion. Le journaliste (et ancien de l’équipe Clinton à la Maison Blanche en 1992) George Stephanopoulos, lui demande alors s’il considère si le choix Trump/Clinton est celui du "moindre mal". Bernie Sanders aurait pu dénoncer cette comparaison entre Trump et Clinton, établir une hiérarchie entre le milliardaire et l’ancienne secrétaire d’État, qu’il devra probablement soutenir dans quelques semaines. Pas du tout, il s’est contenté de dire : "Je ne veux pas que les Américains votent pour 'the lesser of two evils', le moindre de deux maux'.

Sanders poussé dans l'ascenseur

Dernier Saturday Night Live de la saison sur NBC. Lors du prochain numéro, fin septembre, nous ne serons plus qu’à six semaines du scrutin. La troupe a donc tenu à saluer une dernière fois le candidat Bernie Sanders, interprété par le comédien Larry Davis, qui a marqué l’année par ses interprétations mimétiques avec le sénateur du Vermont. Dans la séquence, on voit Hillary Clinton lui offrir un dernier verre, avant de danser avec lui, et finalement le pousser dans l’ascenseur du studio au Rockefeller Center.

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Hillary & Bernie Cold Open SNL Hillary Clinton Dancing WITH Bernie Sanders
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