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"Parler avec eux sous la forme d'une négociation" : Donald Trump annonce la reprise des discussions avec l'Iran à partir de ce lundi

Après avoir renoncé à une nouvelle attaque majeure en Iran, Donald Trump a annoncé la reprise des négociations avec Téhéran à partir de ce lundi. Depuis le début du conflit il y a cinq mois, les différentes phases de discussions n'ont pour le moment mené à aucune percée diplomatique majeure.

Donald Trump le 6 juillet 2026

Crédit : AFP

AFP - édité par Laurène Rocheteau

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Donald Trump a annoncé une reprise des négociations ce lundi 3 août avec l'Iran, après avoir suspendu les bombardements américains sur la République islamique et fait état de progrès diplomatiques en vue de rouvrir le détroit d'Ormuz. Après avoir menacé l'Iran d'une nouvelle attaque majeure, le président américain a annoncé samedi soir y renoncer et a laissé entendre que des progrès avaient été réalisés sur le plan diplomatique. 

"Bien sûr qu'ils ne veulent pas être attaqués. Ils connaissaient l'ampleur de cette attaque car ils la voyaient prendre forme", a déclaré Donald Trump dimanche soir dans son avion présidentiel. "Ce que l'on fait maintenant, c'est parler avec eux sous la forme d'une négociation", a ajouté le président américain, précisant simplement que ces discussions devaient commencer lundi après-midi, sans autre détail. 

Ni Téhéran ni les pays médiateurs du conflit n'ont confirmé la tenue de ces discussions, mais la République islamique s'était dite dimanche proche d'un accord avec Oman sur le détroit d'Ormuz. Une agence de presse iranienne a également qualifié dimanche de "nouveau mensonge" la déclaration de Donald Trump selon laquelle Téhéran aurait demandé à Washington de renoncer à de nouvelles frappes contre l'Iran.

La signature mi-juin d'un protocole d'accord entre les États-Unis et l'Iran n'a débouché pour l'instant sur aucune percée diplomatique majeure en vue d'arriver à la fin d'un conflit qui, depuis plus de cinq mois, a embrasé le Moyen-Orient et ébranlé l'économie mondiale.  

Une demande de plusieurs pays du Golfe, selon Trump

Depuis le début du conflit, déclenché le 28 février par une offensive israélo-américaine, le président américain a menacé à plusieurs reprises de bombarder massivement l'Iran, avant de faire volte-face. Donald Trump, à la peine pour trouver une issue à un conflit très impopulaire parmi ses électeurs, a conditionné la suspension des frappes américaines à la conclusion rapide d'un accord avec Téhéran, en particulier sur Ormuz. 

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Selon des médias américains, Washington envisageait de nouveaux bombardements massifs au cours du week-end : CBS News avait notamment mentionné la possibilité de frappes contre des raffineries de pétrole et des centrales électriques, menées par les États-Unis mais aussi Israël, ce qui aurait été une première depuis deux mois. 

Donald Trump a dit avoir renoncé à une nouvelle attaque à la demande de pays de la région, qui selon lui "pensent qu'on a un accord" : "Il y a un accord sur Ormuz, et il y aura ensuite un accord sur le nucléaire, on pourrait même dire sur la dénucléarisation de l'Iran". Le président américain a affirmé que la demande provenait de l'Arabie saoudite, des Émirats arabes unis, du Qatar et de l'Iran lui-même. 

D'après l'agence de presse officielle saoudienne, il avait eu une conversation téléphonique avec le prince héritier Mohamed ben Salmane, un allié clef dans la région, qui l'a appelé à "privilégier le dialogue afin de réduire les tensions". 

La guerre s'est étendue récemment, avec un nouveau front en mer Rouge, où les rebelles yéménites Houthis, soutenus par l'Iran, ont annoncé imposer un blocus aux ports saoudiens et ont depuis revendiqué des attaques contre des pétroliers et des installations pétrolières du royaume. 

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